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MONDIAL 2026-PLUS QU’UNE QUALIFICATION: La victoire à 7 milliards CFA que les lions ont laissé échapper à Seattle

Au-delà de la déception sportive, le scénario vécu à Seattle par les Lions aura un impact direct sur les finances du football sénégalais. En laissant filer une qualification qui semblait pourtant acquise après avoir mené 2-0 jusqu’à la 86e minute, les Lions ont également laissé échapper l’énorme pactole financier de près de 7 milliards de la CFA sur les primes que la FIFA redistribue aux fédérations en fonction de leur parcours.

Le Sénégal percevra finalement 11 millions de dollars, soit un peu plus de 6,47 milliards de FCFA, au titre de sa performance à la Coupe du monde 2026, avec son élimination cataclysmique en seizièmes de finale. Cette prime vient s’ajouter aux 12,5 millions de dollars garantis avant le tournoi (10 millions de prime de qualification et 2,5 millions pour la préparation). Soit un total de 23,5 millions de dollars, l’équivalent d’environ 13,82 milliards de FCFA.

La FSF devra se contenter de 13,82 milliards CFA
Mais cette somme aurait pu être sensiblement plus élevée. Une qualification pour les huitièmes de finale aurait porté la prime de performance à 15 millions de dollars, soit un gain supplémentaire immédiat de 4 millions de dollars (près de 2,35 milliards de FCFA). Ce qui aurait fait une manne de près de 7 milliards qui aurait renforcé les capacités d’investissement de la Fédération sénégalaise de football (FSF).

Presque 7 milliards CFA perdus
Pour une fédération comme la FSF, ces recettes issues de la Coupe du monde constituent bien plus qu’une récompense sportive. Elles représentent un levier stratégique de financement. Elles permettent de soutenir les championnats nationaux, de financer les sélections de jeunes et les équipes féminines, d’améliorer les infrastructures, de renforcer la formation des entraîneurs et des arbitres, de moderniser les centres techniques et de couvrir les coûts croissants liés aux compétitions internationales.
Ces ressources sont également essentielles pour préparer les futures campagnes continentales et mondiales, financer les stages de préparation, les matchs amicaux de haut niveau ou encore les programmes de détection des jeunes talents dans les régions. Autant de projets qui dépendent largement des revenus générés par les performances des Lions sur la scène internationale.

Un énorme raté financier
L’amertume est d’autant plus grande que le Sénégal avait pratiquement deux pieds en huitièmes de finale. Sauf qu’en l’espace de trois minutes, les Lions ont non seulement vu leur rêve sportif s’effondrer, mais ils ont aussi privé le football sénégalais d’une ressource financière qui aurait pu produire des effets durables sur son développement.
Pour rappel, les primes FIFA du Mondial 2026 s’établissent à 5,88 milliards CFA pour la qualification, 2,5 milliards CFA pour la préparation, 5,29 milliards CFA pour une élimination en phase de groupe, 6,47 milliards CFA pour une sortie en 16es de finale, 8,82 milliards CFA pour une sortie en 8es de finale, 11,17 milliards CFA pour une fin de parcours en quarts, 15,88 milliards CFA pour une 4e place, 17,5 milliards CFA pour une 3e place, 19,41 milliards CFA pour une place de vice-champion et 29,40 milliards CFA pour le titre de champion du monde.

Des regrets, encore des regrets
À la lecture de ce barème, le regret est immense. Le Sénégal n’a pas seulement perdu un match. Il a laissé échapper une occasion de consolider durablement les finances de son football et de donner un nouvel élan au développement du de la discipline au niveau national. Ce naufrage des dernières minutes aura donc un double coût : sportif, avec une élimination prématurée, et économique, avec des milliards de francs CFA qui ne viendront jamais alimenter les caisses de la Fédération.

Harouna DEME