POLYCLINIQUE INTERNATIONALE DE DAKAR: La PID lance le défi des soins médicaux haut de gamme à Dakar
La Polyclinique internationale de Dakar (PID) ouvre ses portes avec l’ambition de proposer une offre de soins de haut niveau et de contribuer à la souveraineté sanitaire du Sénégal. Son directeur, Pr Khalifa Ababacar Wade, annonce un plateau technique de dernière génération, une prise en charge multidisciplinaire et des prestations répondant aux standards internationaux.
Le Service de santé des Armées renforce son dispositif avec l’ouverture de la Polyclinique internationale de Dakar (PID). Implanté au sein de l’Hôpital Principal de Dakar, ce nouvel établissement de niveau 4 s’étend sur une superficie d’environ 2 500 m². Il a été conçu pour associer architecture contemporaine, technologies médicales avancées, sécurité des soins et confort hôtelier.
Dans une vidéo diffusée ce week-end, le directeur de la Polyclinique, Pr Khalifa Ababacar Wade, a présenté les principales orientations de l’établissement, qui ambitionne de mettre à la disposition des patients sénégalais et de la sous-région des soins spécialisés haut de gamme répondant aux standards internationaux.
Selon le médecin militaire, la création de cette infrastructure répond notamment aux insuffisances constatées dans la prise en charge de certains patients et à la multiplication des évacuations sanitaires à l’étranger. « Le constat est qu’on se rend compte que de plus en plus de patients désertent les hôpitaux publics. Parce qu’il y a des problèmes de sécurité, de confidentialité, mais aussi de plateaux techniques. C’est pour toutes ces raisons que les autorités ont décidé de mettre en place un hôpital de ce niveau pour pouvoir répondre à tous ces besoins », explique-t-il.
La souveraineté sanitaire comme priorité
Dotée d’équipements de dernière génération et d’un service hôtelier haut de gamme, la Polyclinique dispose d’une capacité initiale de 110 lits, avec des possibilités d’extension. Elle entend surtout regrouper, sur un même site, plusieurs spécialités et des équipements médicaux de pointe.
« Nos objectifs ici, c’est de garantir une souveraineté sanitaire », souligne Pr Wade. Le directeur rappelle que de nombreux Sénégalais sont encore contraints de se rendre à l’étranger pour effectuer certains examens ou bénéficier de soins spécialisés, parfois à des coûts très élevés. À ces dépenses s’ajoutent les difficultés liées aux visas, au prix des billets d’avion, à l’éloignement des familles ainsi que les importantes sorties de devises pour le pays.
« Il faut garantir la souveraineté sanitaire, mais aussi disposer d’un plateau technique de très haut niveau regroupé sur un seul site », insiste-t-il. Cette concentration des services doit permettre d’éviter aux patients de multiplier les déplacements entre plusieurs structures pour leurs examens et consultations.
Un accent particulier sur la prévention
La prévention constitue également l’un des axes majeurs de la nouvelle structure. La Polyclinique prévoit ainsi une offre de check-up permettant aux patients de réaliser, sur un même site, des bilans préventifs complets.
Pour Pr Wade, cette démarche doit favoriser le dépistage précoce de certaines pathologies, notamment les cancers. « Il est plus facile de faire de la prévention, surtout pour des pathologies comme les cancers, de les voir à des stades très précoces et de pouvoir les traiter tôt », explique-t-il.
Une organisation des soins par pôles
La Polyclinique internationale de Dakar mise également sur une organisation par pôles. Le principe consiste à regrouper des spécialités prenant en charge des pathologies proches et utilisant des plateaux techniques communs. Cette approche doit favoriser une prise en charge multidisciplinaire et une meilleure collaboration entre spécialistes militaires et civils, sénégalais comme étrangers.
« Un patient ne doit pas venir ici et qu’on lui dise : ‘ce n’est pas possible’. Quelle que soit la spécialité, on pourra avoir un référent capable d’apporter des solutions aux patients », assure Pr Khalifa Ababacar Wade.
L’établissement est actuellement dans une phase de « fonctionnement à blanc » destinée à effectuer les derniers réglages avant l’accueil effectif des patients. « Dès la semaine prochaine, on pourra commencer à voir les patients », annonce le directeur. Avec cette nouvelle infrastructure, les autorités entendent ainsi renforcer l’offre nationale de soins spécialisés et réduire le recours aux évacuations sanitaires à l’étranger.
Mamadou Lamine CAMARA

