ABDOURAHMANE DIOUF SUR L’ÈRE NUCLÉAIRE: « Le Sénégal se prépare avec méthode, rigueur et responsabilité »
Le ministre de l’Énergie et du Pétrole, El Hadji Abdourahmane Diouf, a réaffirmé, hier, la volonté de l’État de préparer l’entrée du Sénégal dans l’ère nucléaire. Il s’exprimait à l’ouverture d’un atelier national consacré aux rôles et responsabilités de l’Organe national de mise en œuvre du programme d’énergie nucléaire (NEPIO).
Le ministère de l’Énergie et du Pétrole organise un atelier de cinq jours consacré au programme nucléaire sénégalais, avec la participation de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Dans son allocution, le ministre de tutelle, Dr El Hadji Abdourahmane Diouf, a indiqué que le débat ne porte désormais plus sur l’opportunité, pour le Sénégal, de se préparer à l’ère nucléaire. « La décision politique est prise. Notre responsabilité est désormais d’organiser sa mise en œuvre avec méthode, rigueur et responsabilité », a-t-il déclaré.
Le NEPIO aura pour mission de concevoir et de piloter un programme national crédible, finançable, sûr et maîtrisé. L’atelier vise notamment à définir les rôles et responsabilités de cet organe, à consolider la feuille de route de la politique nucléaire de l’État et à recenser les besoins en ressources humaines ainsi qu’en capacités institutionnelles. Pour atteindre ces objectifs, le Sénégal devra mettre en place des institutions adaptées, développer des compétences nationales, renforcer son cadre juridique et réglementaire, mais aussi déterminer la technologie la mieux adaptée à son système électrique.
Selon le ministre, la construction d’une centrale nucléaire ne saurait se limiter à la réalisation d’un ouvrage industriel. Elle doit s’appuyer sur une infrastructure nationale complète, intégrant les exigences de sûreté et de sécurité. Abdourahmane Diouf a également précisé que le programme nucléaire sénégalais ne se substituera ni au gaz ni aux énergies renouvelables. Il viendra plutôt compléter le bouquet énergétique national.
Sa conception et sa mise en œuvre devront prendre en compte la radioprotection, la préservation de l’environnement et les engagements en matière de non-prolifération. Le financement, le choix technologique, le modèle industriel et l’organisation institutionnelle devront également être définis dès les premières étapes du processus.
Mame Ndella FAYE

