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TRAFIC PRÉSUMÉ DE COCAÏNE ET ACTES CONTRE NATURE: Sa fille et trois autres suspects arrêtés, Mame Makhtar Guèye réclame l’application de la loi

La Brigade de Recherches (BR) de Faidherbe, relevant de la compagnie de gendarmerie de Dakar, a démantelé un réseau présumé de trafic international de cocaïne. Au terme de plusieurs jours d’enquête rapporte Seneweb, quatre personnes, dont deux ressortissants nigérians, la fille de Mame Makhtar Guèye, vice-président de l’ONG Jamra, et son petit-ami, ont été déférées au parquet pour association de malfaiteurs, détention, usage et trafic international de cocaïne. Un volet distinct de l’enquête porte également sur des faits présumés d’actes contre nature.

L’enquête a été déclenchée à la suite d’un renseignement faisant état de l’existence d’un réseau de trafic de cocaïne animé par des ressortissants étrangers. Pour vérifier ces informations, les enquêteurs ont mis en place une opération d’infiltration. Un agent a pris contact avec F.B. Guèye, alias « Rose », âgée de 25 ans, afin de lui commander un gramme de cocaïne. La jeune femme a été interpellée dans un appartement meublé situé sur la VDN, alors qu’elle détenait la quantité commandée.
Lors de son audition, elle a reconnu être propriétaire de la drogue saisie et a désigné son petit-ami, R.S. Guissé, comme son fournisseur. Les gendarmes ont alors organisé une nouvelle livraison contrôlée qui a permis l’interpellation de ce dernier. La perquisition menée à son domicile a abouti à la découverte d’une petite quantité de cocaïne.
Poursuivant leurs investigations, les enquêteurs sont remontés jusqu’à un ressortissant nigérian, K.M. Ogbu, arrêté après avoir livré deux grammes de cocaïne. L’exploitation de son téléphone portable a ensuite conduit à l’interpellation d’un autre Nigérian, M. Nwafor, également présenté comme un maillon du réseau. Les investigations se poursuivent pour retrouver un autre ressortissant nigérian, présenté comme le fournisseur principal et actuellement en fuite.
Parallèlement aux investigations sur le trafic de drogue, les enquêteurs ont confié le téléphone de F.B. Guèye au Centre de Lutte contre les Criminalités Numériques (CLCN). Selon les éléments de l’enquête, des vidéos à caractère sexuel impliquant des femmes ainsi que des échanges de messages ont été découverts. Les enquêteurs estiment que ces éléments pourraient constituer des indices de faits présumés d’actes contre nature. Entendue sur ce volet, la mise en cause a contesté les accusations, expliquant avoir téléchargé les vidéos « par curiosité » et soutenant que les messages incriminés relevaient de la plaisanterie. Elle a toutefois reconnu être consommatrice de drogue.
Au terme de leur garde à vue, les quatre mis en cause ont été présentés au procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance Hors Classe de Dakar. Selon des informations relayées par Seneweb, l’enquête pourrait connaître de nouveaux développements, les investigations se poursuivant afin d’identifier d’éventuels autres membres du réseau.
Dans un communiqué publié après la révélation de l’affaire, Mame Makhtar Guèye a réagi en saluant le travail de la Brigade de Recherches de Faidherbe et des autorités judiciaires. Le vice-président de Jamra a félicité les forces de sécurité pour cette opération et appelé à l’application de la loi « dans toute sa rigueur » contre tous les contrevenants, sans distinction, déclarant qu’il n’y a « ni Coumba am ndey, ni Coumba amul ndey », une manière d’affirmer que personne ne doit bénéficier d’un traitement de faveur, y compris les membres de sa propre famille. Il a également réitéré le combat de son organisation contre le narcotrafic et les pratiques qu’elle dénonce.

(Source : Seneweb)