EXAMEN DES PROJETS DE LOI PORTANT CODE DU TRAVAIL ET CODE DE LA SÉCURITÉ SOCIALE: Le Fsdt accuse le gouvernement de démarche unilatérale
Dans une déclaration publiée hier, le Front Syndical pour la Défense du Travail (FSDT) a dénoncé la démarche du gouvernement concernant les projets de loi portant Code du Travail et Code de la Sécurité sociale qui passe ce mercredi, devant la commission des lois pour examen.
Les projets de loi portant Code du Travail et Code de la Sécurité sociale passe devant la Commission des Lois de l’Assemblée nationale, pour examen les 17 et 18 juin 2026. Mais déjà, cette démarche du gouvernement n’agrée pas les syndicalistes. Dans une déclaration publiée hier, les Secrétaires généraux des organisations syndicales membres du Front Syndical pour la Défense du Travail (FSDT) dénoncent « avec la plus grande fermeté » la décision du Gouvernement de transmettre cesdits projets de loi à l’examen, sans avoir procédé au préalable, à une relecture consensuelle des versions définitives avec les partenaires sociaux. «Cette démarche unilatérale constitue une remise en cause grave du dialogue social, un manquement aux principes de concertation qui fondent les relations professionnelles dans notre pays et une violation manifeste de l’esprit ainsi que des engagements contenus dans le Pacte National de Stabilité Sociale pour une Croissance Inclusive et Durable », ont déploré les responsables du front composé de plusieurs organisations syndicales.
Face à cette situation préoccupante, le Front Syndical pour la Défense du Travail (FSDT) a pris l’option de mettre en œuvre son plan d’action. Dès lors, le Front décrète une grève générale nationale de vingt-quatre (24) heures le vendredi 10 juillet 2026, dans l’ensemble des secteurs publics et privés du pays. Ils ont aussi éxigé « la suspension immédiate de la procédure d’examen de ces projets de loi et l’ouverture sans délai d’une concertation tripartite sincère, transparente et inclusive avant toute adoption par l’Assemblée nationale ». Dans la déclaration, le FSDT rappelle au Gouvernement la nécessité de respecter intégralement les engagements souscrits dans le cadre du Pacte National de Stabilité Sociale pour une Croissance Inclusive et Durable. Il s’agit de l’extension du paiement de l’indemnité de logement aux agents contractuels de la santé, de la réintégration des 911 agents licenciés dans les établissements publics et parapublics et l’apurement du passif social et le paiement effectif des droits des travailleurs des entreprises fermées, liquidées ou en cessation d’activités. Tout en alertant l’opinion publique nationale et internationale des atteintes répétées au dialogue social ainsi que du non-respect des engagements librement consentis entre les partenaires sociaux, Le Fsdt tient le Gouvernement pour seul responsable de toute dégradation du climat social et des conséquences qui pourraient résulter de cette attitude de fermeture.

