« Rêve brisé », la désillusion de Marocains renvoyés de Ceuta
« Avenir meilleur » ? »J’ai été déçu. Je croyais qu’ils allaient bien nous accueillir (en Espagne) mais il n’y avait rien à manger et ils n’acceptaient même pas les paiements par carte », se rappelle cet homme qui a un emploi, mais voulait « partir travailler là-bas » pour « donner un avenir meilleur » à sa progéniture.Le Maroc connaît un boom économique — près de 5% de croissance en 2025 — mais de fortes inégalités persistent.Nombre d’émigrants étaient très jeunes comme Ayoub El Abied, un lycéen de 16 ans, un « bon élève » qui pensait à tort que l’Espagne ne refoulait pas les mineurs.A ses yeux, l’Espagne offre non seulement « des papiers aux migrants (irréguliers) mais aussi la liberté » et la perspective d’échapper au chômage, dans un pays où il dépasse encore les 13%.Originaire de Rabat, à 3H30 de Fnideq, Abdelouahed Fetachi, 20 ans, s’est retrouvé lui aussi sans nourriture à Ceuta. « Je ne conseille à personne d’y aller. Nous avions un rêve mais ils l’ont brisé », dit ce menuisier qui reprendra son travail lundi.Beaucoup comme Rachid Aouchari, 32 ans, parti faute d’un emploi fixe, sont soulagés de rentrer: « je veux simplement retrouver mes enfants ».
AFP

