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BLANCHIMENT PRÉSUMÉ DES FONDS POLITIQUES: TAS accuse Sonko de vouloir « légaliser » des fonds autrefois jugés « haram »

Thierno Alassane Sall, leader de la République des valeurs, s’en est vivement pris à Ousmane Sonko. Dans un communiqué publié vendredi 18 septembre 2026, l’opposant accuse le président de l’Assemblée nationale de vouloir réintroduire, sous l’appellation de « fonds spéciaux », des fonds politiques autrefois dénoncés par Pastef. Il fustige également les priorités du pouvoir dans un contexte marqué par la vie chère.

Thierno Alassane Sall (TAS) charge Ousmane Sonko, président de l’Assemblée nationale et leader de Pastef. Dans un communiqué rendu public vendredi 18 septembre 2026, le président de la République des valeurs dénonce ce qu’il présente comme une tentative de « blanchiment » des fonds politiques, autrefois qualifiés de « haram » par les responsables de Pastef. « Les sessions extraordinaires s’enchaînent dans une banalité offensante pour la dignité de l’Assemblée nationale. À l’ordre du jour : les sempiternelles manœuvres politiciennes d’un esprit retors et revanchard », a-t-il déclaré.

L’opposant reproche au leader de Paster de privilégier les calculs politiques alors que, selon lui, les Sénégalais restent confrontés à la vie chère et peinent à joindre les deux bouts. Il décrit une population « abandonnée, naufragée au cinquième sous-sol », à l’image, dit-il, de « crève-la-faim coincés dans une mine effondrée ». D’après Thierno Alassane Sall, « la dernière trouvaille d’Ousmane Sonko et de son clan » consisterait à rebaptiser les fonds politiques en « fonds spéciaux » afin de continuer à en disposer sous le couvert de la légalité.

Le leader de la République des valeurs soutient, par ailleurs, que l’Assemblée nationale n’a jamais voté de fonds politiques, spéciaux ou de solidarité. « Comme je l’ai souvent clamé depuis l’hémicycle, le budget de l’institution est approuvé dans une opacité absolue, en violation flagrante des articles 21 et 34 de notre règlement intérieur », a-t-il affirmé qui, à l’appui de ses accusations, évoque également les conditions d’acquisition de véhicules au profit de l’institution parlementaire. Il assure qu’aucune autorisation budgétaire n’aurait été accordée pour ces achats.

Thierno Alassane Sall critique enfin le recrutement, par le président de l’Assemblée nationale, d’anciens ministres aujourd’hui sans fonction gouvernementale. « Quel budget a prévu et autorisé ce népotisme scandaleux ? », s’interroge l’ancien ministre quoi conclut sa charge en accusant Pastef de tenir un double discours sur la transparence. « Se poser en chantre de la transparence tout en agissant ainsi illustre le cynisme absolu de Pastef : prêcher la vertu en public et s’engoncer dans le vice en privé. C’est dans leur ADN », a-t-il lancé.

Aïssatou Mbène COULIBALY