Politique

SÉCURITÉ ET SOUVERAINETÉ STRATÉGIQUE: El Malick Ndiaye met le curseur sur « l’approche panafricaniste, fondée sur la solidarité »

À l’heure où les menaces sécuritaires évoluent et se complexifient, l’Institut de Défense du Sénégal (IDS) s’impose comme un acteur central dans la réflexion stratégique nationale. C’est le message fort délivré, ce jeudi 23 avril, par le président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, à l’occasion de la conférence des auditeurs de la 5e promotion de l’IDS.

Placée sous le thème « Parlement, sécurité nationale et résilience stratégique : le rôle de l’Assemblée nationale face aux menaces hybrides au Sénégal et en Afrique de l’Ouest », cette rencontre a servi de cadre d’analyse approfondie des défis sécuritaires contemporains.

Devant un parterre d’experts, d’auditeurs et d’acteurs institutionnels, le président de l’Assemblée nationale a insisté sur l’ampleur et la nature multidimensionnelle des risques.« J’y ai mis en lumière la complexité croissante des menaces hybrides : terrorisme, cyberattaques, désinformation et trafics transnationaux, dans un contexte régional marqué par l’instabilité », a déclaré M. Ndiaye sur ses plateformes numériques.

Dans un environnement ouest-africain fragilisé par des crises sécuritaires récurrentes, El Malick Ndiaye a surtout mis l’accent sur la nécessité de renforcer les capacités nationales d’anticipation et de réponse. À ce titre, il a salué le rôle stratégique de l’Institut de Défense du Sénégal, qu’il considère comme un outil structurant pour la souveraineté du pays.

Selon lui, l’IDS contribue à former une élite apte à décrypter les mutations sécuritaires et à proposer des réponses adaptées aux enjeux contemporains, consolidant ainsi la résilience de l’État face aux menaces émergentes.Au-delà du diagnostic, le président de l’Assemblée nationale a plaidé pour une approche globale et coordonnée. Il a notamment insisté sur la responsabilité du Parlement dans l’architecture sécuritaire nationale, à travers l’élaboration de lois adaptées, le contrôle de l’action gouvernementale et l’impulsion de dynamiques de coopération régionale.

Dans cette perspective, El Malick Ndiaye a appelé à un sursaut collectif à l’échelle du continent. « J’ai aussi appelé à une approche panafricaniste, fondée sur la solidarité, l’harmonisation des cadres juridiques et une vision commune de la sécurité », conclut-il.À travers cette conférence, l’IDS confirme ainsi son rôle de plateforme stratégique de réflexion et de formation, au cœur des enjeux de sécurité et de souveraineté en Afrique de l’Ouest.

Lamine DIEDHIOU