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UNITED 2026: Et si la FIFA avait vendu le Mondial aux États-Unis ?

La Coupe du monde 2026, l’une des plus attendues de l’histoire, est déjà marquée par plusieurs polémiques. Difficultés d’entrée sur le territoire américain pour certaines délégations, expulsion d’un officiel accrédité et controverse autour du maillot d’Haïti : autant d’incidents qui relancent le débat sur le respect du cahier des charges imposé par la FIFA aux pays hôtes.
Pourtant, l’instance mondiale rappelle que l’attribution d’un Mondial repose sur des critères stricts, notamment en matière d’infrastructures, d’organisation et de respect des droits humains. La question s’est posée avec le cas de l’arbitre somalien Omar Abdulkadir Artan, élu meilleur arbitre de la CAF en 2025, qui s’est vu refuser l’entrée aux États-Unis. Gianni Infantino a regretté cette situation tout en affirmant que la FIFA ne pouvait pas intervenir dans les décisions souveraines des autorités américaines.
Une autre polémique concerne la sélection haïtienne. À quelques jours de son entrée en lice face à l’Écosse, la FIFA a demandé le retrait d’une illustration de la bataille de Vertières figurant sur son maillot, estimant qu’elle revêtait un caractère politique contraire à son règlement. L’équipementier Saeta a finalement procédé aux modifications exigées.
Ces affaires s’ajoutent à d’autres critiques visant l’organisation du tournoi, notamment les restrictions imposées aux spectateurs qui ne peuvent pas entrer dans les stades avec leurs propres bouteilles d’eau ou boissons, alors que celles-ci sont vendues à l’intérieur des enceintes.
Entre considérations commerciales, sécurité et contraintes diplomatiques, cette Coupe du monde 2026 soulève déjà de nombreuses interrogations. Au point que certains observateurs se demandent si le poids économique des États-Unis n’a pas fini par prendre le dessus sur certaines exigences habituellement mises en avant par la FIFA.

Fatou DIOUF