APR: Une vaste réorganisation interne prévue en 21 décembre
Le Secrétariat exécutif national (SEN) de l’Alliance Pour la République (APR) s’est réuni, lundi 24 novembre 2025, autour de deux points majeurs : la vie du parti et la situation nationale.
À l’issue des échanges, le SEN a annoncé le démarrage officiel de l’installation des Secrétariats exécutifs départementaux du 1ᵉʳ au 21 décembre 2025. Cette opération stratégique sera pilotée par des superviseurs désignés par la haute instance du parti. Pour la diaspora, l’installation débutera le 15 janvier 2026, conformément à la circulaire du Président Macky Sall datée du 14 novembre 2025.
Le SEN rappelle que le nouveau Secrétariat exécutif national de l’APR, mis en place par décision du 17 mars 2025, a été officiellement installé le 6 novembre dernier. Il salue une architecture « inclusive », intégrant davantage les territoires, les femmes et les jeunes afin de renforcer la cohésion interne et d’élargir la représentativité du parti.
Le SEN invite les structures et responsables du parti, dans les 46 départements comme au sein de la diaspora, à assurer une mise en place « exemplaire » des nouvelles instances. Il appelle à relancer les dynamiques d’animation politique, de remobilisation et de massification autour des terroirs, dans un esprit d’ouverture, d’unité et de solidarité. Selon le communiqué, « c’est tous ensemble, forts de nos convictions démocratiques et républicaines, que nous devons jouer pleinement notre rôle pour engager les nouvelles conquêtes politiques au bénéfice des populations ».
Abordant la situation nationale, le SEN exprime son inquiétude face à « l’aggravation » de la crise économique et sociale au Sénégal. L’APR souligne la montée du chômage, des licenciements, de la cherté de la vie et des difficultés quotidiennes rencontrées par les jeunes et les femmes, malgré les promesses gouvernementales de baisse des prix des denrées et de l’électricité.
Le parti de l’ancien président Macky Sall déplore l’« incurie » des autorités actuelles, qu’il accuse de manquer d’empathie et d’être absorbées par des « querelles politiciennes » au sommet de l’État au lieu de s’attaquer aux urgences économiques et diplomatiques du pays.
Le SEN condamne fermement la décision de maintenir le député Farba Ngom en détention préventive malgré « des avis médicaux attestant de l’incompatibilité de son état de santé avec la prison ».Se déclarant « solidaire », il interpelle les autorités judiciaires et politiques sur ce qu’il considère comme une atteinte grave aux droits humains.
Dans la même dynamique, le SEN exige la libération « immédiate et sans condition » de ce qu’il qualifie d’« otages politiques » :Moustapha Diop, Badara Gadiaga, Mawdo Malick Mbaye, Jérôme Bandiaky, Tahirou Sarr, la levée de la surveillance électronique imposée aux ministres Ismaila Madior Fall et Pape Malick Ndour.
Le parti réitère par ailleurs son exigence de voir publiés les rapports de l’Inspection générale des finances, de la Cour des comptes, du cabinet Mazars et de tout autre organisme impliqué dans l’évaluation de la dette publique. Pour l’APR, la transparence sur la « dette supposée cachée » et sur l’état réel de l’endettement national constitue « un sujet majeur de notre vie nationale ».
Adama AIDARA

