ÉPIDÉMIE DE FIÈVRE DE LA VALLÉE DU RIFT AU SÉNÉGAL: 8 régions touchées, 28 décès et plus de 320 cas confirmés
La fièvre de la Vallée du Rift (FVR) continue de se propager au Sénégal, suscitant une inquiétude croissante des autorités sanitaires. À ce jour, huit régions du pays sont touchées par l’épidémie, qui a déjà causé 28 décès, selon le dernier bilan rendu public par le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique.Depuis l’apparition du premier cas, le 25 octobre 2025, 324 infections de fièvre de la Vallée du Rift ont été confirmées à travers le pays, dont 244 guérisons et 13 nouveaux cas recensés, hier.
A ce jour, la FVR a causé la mort de 28 personnes et sévit dans 8 des 14 régions du Sénégal.La région de Saint-Louis demeure l’épicentre de la maladie avec 265 cas, principalement concentrés dans les districts de Richard-Toll (132 cas) et Saint-Louis (71 cas). Les districts de Podor (26 cas), Dagana (28 cas) et Pété (8 cas) sont également touchés.
Derrière Saint-Louis, les régions de Louga et Matam figurent parmi les plus affectées. Louga totalise 17 cas répartis entre les districts de Linguère (8 cas), Keur Momar Sarr (4 cas), Sakal (3 cas), Dahra (2 cas) et Louga (2 cas). La région de Matam, quant à elle, compte 18 cas, dont 10 à Thilogne, 4 à Ranérou, 2 à Kanel et 2 à Matam.D’autres foyers sont également signalés : Fatick (9 cas), Kaolack (7 cas), Dakar (5 cas), Thiès (1 cas) et Tambacounda (1 cas). Les autorités sanitaires appellent à une vigilance accrue, notamment dans les zones rurales où la transmission entre animaux et humains est la plus fréquente.
Par ailleurs, le ministère de la Santé a rappelé que la variole du singe (Mpox) reste sous surveillance avec 7 cas confirmés et 2 cas probables recensés depuis le 22 août 2025, tous dans la région de Dakar. Aucun décès n’a été enregistré, et 30 personnes contacts sont actuellement suivies.
Les autorités appellent les populations à respecter scrupuleusement les mesures de prévention, à éviter tout contact avec les animaux infectés et à collaborer étroitement avec les agents de santé et relais communautaires pour enrayer la propagation de ces maladies.
Viviane Diatta

