Les ex-travailleurs des bases françaises sollicitent un accompagnement social d’urgence de l’Etat
Le collectif des ex-travailleurs licenciés des bases françaises au Sénégal appelle l’Etat à mettre en place des mesures d’accompagnement social d’urgence en faveur de ces anciens employés confrontés à des difficultés causées par la perte de leur emploi.
Les ex-travailleurs par la voix de leur président Mathieu Sagna ont appelé, lors d’une conférence de presse tenue mardi à la Maison de la Culture Douta Seck, les pouvoirs publics à ”mettre en place des mesures d’accompagnement social d’urgence, des mécanismes de réinsertion et de reconversion professionnelle ainsi qu’une indemnisation proportionnelle aux préjudices économiques et sociaux subis par ces anciens employés”.
”Des centaines d’anciens travailleurs font face à des difficultés liées à la perte de leur emploi”, a-t-il indiqué.
La fermeture officielle et définitive des bases militaires françaises à Dakar, le 17 juillet 2025, avait entrainé la suppression directe de 162 emplois de civils sénégalais à temps plein et la perte de plusieurs centaines d’emplois indirects.
Cette situation, a-t-il déploré, a fait que ”de nombreuses familles ont perdu leur couverture médicale, rencontrent des difficultés pour assurer la scolarité de leurs enfants, honorer le paiement de leur loyer ou rembourser des crédits bancaires contractés au moment où elles disposaient de revenus stables”.
Le responsable du collectif a souligné que la décision de l’Etat de fermer les bases militaires françaises au Sénégal relève d’une orientation souveraine que les ex-travailleurs respectent même si elle a eu des ”conséquences sociales importantes” pour les employés sénégalais ayant servi durant plusieurs décennies dans ces bases.
Le collectif des ex-travailleurs licenciés des bases françaises au Sénégal dit privilégier toutefois le dialogue avec les pouvoirs publics pour un accompagnement des anciens employés.
‘’Nous avons privilégié, il y a un an les démarches administratives, le dialogue et les voies républicaines avec les pouvoirs publics et depuis nous attendons des réponses concrètes à nos difficultés’’, a souligné M. Sagna.
Aujourd’hui encore, a-t-il insisté, le collectif demeure attaché au dialogue et au respect des institutions de la République, tout en poursuivant sa mobilisation jusqu’à l’obtention de réponses à ses revendications.
Selon lui, le collectif des ex-travailleurs licenciés des bases françaises au Sénégal veut par cette démarche, informer l’opinion nationale et internationale de leur situation générée par la perte d’emploi, dans le cadre de la politique de souveraineté nationale mise en œuvre par les autorités sénégalaises.

