CULTURE ET ARTS VISUELS AU SENEGAL: Dakar accueille en 2026 une Biennale ambitieuse entre rayonnement international et créativité
Organisée traditionnellement au mois de mai, la Biennale de l’Art africain contemporain de Dakar, plus connue sous le nom de « Dak’Art », avait connu un décalage lors de sa précédente édition tenue en novembre 2024, en raison du contexte politique. Pour 2026, un retour au calendrier habituel était attendu par les acteurs culturels et les amateurs d’art. Après plusieurs mois d’interrogations autour de ce rendez-vous majeur des arts visuels africains, les autorités ont finalement fixé les dates de l’événement.
Le Sénégal accueillera ainsi, du 19 novembre au 19 décembre 2026 à Dakar, la 16ᵉ édition de la Biennale de l’Art africain contemporain « Dak’Art », selon un communiqué du ministère de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme. Cette manifestation de dimension internationale s’inscrit dans une année 2026 particulièrement dense pour le pays, marquée notamment par l’organisation des Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026.
À travers cette nouvelle édition, Dakar entend réaffirmer son statut de capitale africaine des arts, de la culture et de la jeunesse. Considérée comme l’une des plus importantes plateformes de création contemporaine au monde, la Biennale demeure un espace privilégié de valorisation des artistes africains et de leurs diasporas.
Expositions, performances, rencontres professionnelles, conférences et espaces de réflexion rythmeront cette édition qui ambitionne de mettre en lumière la diversité, la créativité et la vitalité des expressions artistiques du continent. La Biennale offre également aux artistes africains et afrodescendants une scène de visibilité internationale favorisant les échanges, les collaborations et la reconnaissance sur le marché mondial de l’art.
Selon les autorités, cette 16ᵉ édition s’inscrit dans une vision plus large visant à renforcer le rayonnement culturel du Sénégal ainsi que sa souveraineté artistique. Dans le prolongement de la dynamique portée par les Jeux olympiques de la jeunesse, Dakar souhaite consolider son image de métropole créative, ouverte sur le monde et tournée vers l’innovation culturelle.
Les organisateurs assurent que toutes les dispositions sont en train d’être prises afin de garantir le succès de cet événement d’envergure internationale, qui devrait réunir artistes, commissaires d’exposition, collectionneurs, institutions culturelles et publics venus d’Afrique et d’ailleurs.
Pour cette 16ᵉ édition, le Comité d’orientation a porté son choix sur le Franco-Iranien Morad Montazami, directeur de Zamân Books & Curating, pour assurer la direction artistique. Historien de l’art, éditeur et commissaire d’exposition reconnu, il aura pour mission de développer un projet curatorial original en adéquation avec les valeurs et les ambitions de la Biennale de Dakar.
Sa réflexion s’articulera autour du thème retenu pour cette édition : « (Anti)fragilité : arts de la réparation et stratégies du contrecoup ». Selon Morad Montazami, le concept d’« anti-fragilité » renvoie à une démarche consistant à transformer la fragilité en force expressive et créative, en mettant l’accent sur le lien social, les dynamiques communautaires et les processus de co-création.
Le directeur artistique succède ainsi à la commissaire sénégalaise Salimata Diop, qui avait assuré la direction artistique de l’édition 2024. Par ailleurs, la Biennale a lancé, le même jour, son appel international à candidatures destiné aux artistes souhaitant participer à cette grande célébration de la création contemporaine africaine. Les candidatures seront ouvertes du 15 avril au 15 juin 2026.
Adama AIDARA

