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FOOT-SELECTION DU MALI: Omar Daf et Amara Traoré, tentation sénégalaise pour relancer les Aigles ?

Après le limogeage de Tom Saintfiet, la Fédération malienne de football (Femafoot) a ouvert une succession déjà très convoitée. Parmi les candidatures, deux figures sénégalaises, Omar Daf et Amara Traoré, se positionnent avec des trajectoires différentes mais une ambition commune, celle de relancer une sélection malienne en quête de stabilité.

Le banc des Aigles du Mali attire. Et vite. Depuis le départ de Tom Saintfiet, acté par la Femafoot, les dossiers s’empilent sur les bureaux des décideurs maliens, pressés de redonner une direction à une sélection talentueuse mais irrégulière. Dans ce jeu de chaises musicales, deux profils sénégalais ont postulé : Omar Daf et Amara Traoré.
Libre depuis son départ d’Amiens en mars dernier, Omar Daf incarne la génération des techniciens en ascension. Ancien international sénégalais (55 sélections), latéral droit rigoureux devenu entraîneur méthodique, il a bâti sa réputation en France, notamment à Sochaux et Dijon. Son profil plaît pour sa rigueur tactique et sa capacité à structurer des groupes jeunes. Déjà passé par le staff d’Aliou Cissé lors du Mondial 2018 en tant qu’adjoint, Daf aspire désormais à franchir un cap : celui d’un premier poste de sélectionneur principal. Une évolution naturelle pour un technicien discret mais respecté, qui voit dans le Mali une opportunité d’exposition continentale majeure.
Face à lui, Amara Traoré incarne une autre école. Plus expérimenté sur les bancs africains, l’ancien sélectionneur du Sénégal (2009-2012) reste une figure connue du football ouest-africain. Passé récemment par le Ndiambour de Louga comme directeur technique jusqu’au début de l’année, il reste sur un parcours en quête de rebond après son projet inabouti de devenir de DTN du football sénégalais. Amara mise sur sa connaissance des réalités locales, des compétitions africaines et des dynamiques de vestiaire pour convaincre une Femafoot en quête de leadership immédiat.
Dans l’ombre, d’autres profils émergent également, à l’image de Fousseni Diawara, ancien international malien et actuel sélectionneur des U23, qui se dit prêt à franchir le pas. Mais la bataille reste ouverte, et les critères encore flous. Entre projet de reconstruction, pression des résultats et attentes d’un pays habitué aux grandes promesses, le choix du futur sélectionneur des Aigles dépasse le simple CV. Il engage une vision. Et pour Daf comme pour Traoré, il s’agit peut-être d’un tournant décisif dans leur trajectoire d’entraîneur. Les prochaines semaines diront lequel des deux Sénégalais pourrait transformer l’essai.

Mouhamed DIEDHIOU