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DR ABDOURAHMANE DIOUF PLAIDE POUR LA RÉCONCILIATION NATIONALE: « Le président ne doit pas accepter, ni cautionner une justice des vainqueurs »

Le ministre de l’Environnement et leader du parti Awalé, Dr Abdourahmane Diouf, semble se positionner en voix discordante face aux velléités des Pastefiens de solder les comptes avec l’ancien régime. En effet, invité de l’émission « En Vérité sur la RSI », il a livré un message empreint d’unité et d’apaisement. Tout en saluant la posture du président Bassirou Diomaye Faye, il l’a exhorté à poursuivre sur la voie du rassemblement et de la réconciliation nationale.

Dr Diouf Abdourahmane Diouf a tenu à rappeler la vision inclusive du Chef de l’État. « Bassirou Diomaye Faye a clairement affirmé, devant la Nation, qu’il n’est pas le président d’un parti, mais celui de toute la République », a rappelé le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, pour qui, cette déclaration marque une rupture salutaire avec les clivages politiques et invite à la construction d’un Sénégal apaisé et uni.

Abordant le thème sensible de la justice dans le contexte politique actuel, le leader du parti Awalé a insisté sur la nécessité de conjuguer justice et pardon. « Les questions de justice sont importantes, mais il faut aussi savoir pardonner. Pardonner ne signifie pas qu’il n’y aura pas de justice. Cependant, la justice ne doit pas être utilisée pour éliminer un Sénégalais au profit d’un autre », a-t-il déclaré.

« Il faut savoir pardonner… »

Il a également alerté sur la montée des tensions sociales et politiques dans le pays. « La haine est présente partout. Il est grand temps de dépasser cela », a averti Dr Abdourahmane Diouf qui, dans un ton grave, a lancé un appel direct au président de la République.

« J’appelle le Président de la République à assumer pleinement ses responsabilités. Et je sais qu’il est en train de le faire. Il ne doit pas accepter que le pays sombre dans la division, ni cautionner une justice des vainqueurs. Si nous ne réglons pas ces fractures, nous ne pourrons jamais bâtir une nation solide ni parler sereinement de développement », a-t-il assené.

Le ministre a enfin rappelé les valeurs fondamentales portées par son parti, fondées sur la paix et la concorde.

« On ne peut pas bâtir un pays sans la paix et la concordance comme l’incarne le parti Awalé. Heureusement que le Chef de l’État est un homme de paix et de dialogue. Le peuple doit l’accompagner dans ce vaste chantier de réconciliation nationale », a-t-il plaidé.

Mariem DIA