Après le sommet Trump-Poutine, les Européens s’activent pour reprendre la main
Très peu d’informations ont filtré, samedi 16 août, sur la rencontre entre Donald Trump et Vladimir Poutine. Mais suite à ce sommet, les échanges ont été intenses entre Américains, Européens et Ukrainiens, avec pour ambition de se réaligner pour tenter de maintenir la pression sur la Russie et obtenir une rencontre entre Volodymyr Zelensky et son homologue russe. Selon une source diplomatique requérant l’anonymat, les États-Unis auraient proposé à l’Ukraine une garantie de sécurité similaire à celle de l’article 5 de l’Otan, mais sans adhésion formelle à l’Alliance atlantique.
Il n’y aura pas de cessez-le-feu, voilà à peu près tout ce que l’on sait pour l’instant du sommet entre Donald Trump et Vladimir Poutine. Le président américain a assuré depuis, via un post sur le réseau Truth Social, que s’il excluait un cessez-le-feu, c’était pour viser « directement à un accord de paix, qui mettrait fin à la guerre. » En attendant un tel résultat, tout le monde se parle beaucoup et les échanges téléphoniques s’enchaînent au-dessus de l’Atlantique et en Europe, depuis que les présidents russe et américain ont quitté l’Alaska. Selon une source diplomatique requérant l’anonymat citée par l’AFP, les États-Unis auraient proposé, samedi 16 août, à l’Ukraine, une garantie de sécurité similaire à celle de l’article 5 de l’Otan, mais sans adhésion formelle à l’Alliance atlantique.
Chronologiquement, il y a eu un premier appel depuis Air Force One, l’avion présidentiel américain, de Donald Trump pour parler au président ukrainien Volodymyr Zelensky. Ce dernier a dit avoir été informé des « principaux points » de la discussion entre américains et russes. Une rencontre est d’ailleurs prévue dès le début de semaine, lundi 18 août, à Washington entre les présidents ukrainiens et américains. Cette rencontre semble d’ailleurs être la seule chose obtenue par les Ukrainiens lors de ce sommet. Même si elle n’augure rien de bon pour l’Ukraine, analyse notre correspondante à Kiev, Emmanuelle Chaze. Car Donald Trump a renvoyé au camp ukrainien le soin de trouver un accord avec Moscou, alors que tous les appels à la paix venus d’Ukraine à la Russie sont laissés lettre morte. Tout comme les suggestions de rencontre directe avec Vladimir Poutine.

