JusticeSociété

La police neutralise un présumé prédateur au quartier Tabangoye de Kaolack

Tapha Ndiaye séquestre et viole à plusieurs reprises un jeune talibé

La police a encore mis la main sur un présumé prédateur ce 27 juillet à Kaolack. En effet, le nommé F.Dia avait conduit et mis à la disposition du commissariat un jeune garçon, âgé de moins de treize ans, qui semblait avoir été victime d’abus sexuel. Il ressort de sa déposition au poste de police, faite le même jour, qu’il a aperçu, dans la nuit du 26 au 27 juillet, un garçon, torse nu, descendant du mur de clôture d’une maison. Soupçonnant l’attitude du garçon en pleine nuit, il l’a interpellé pour l’interroger sur ses agissements. Le jeune garçon, qui s’est identifié comme un talibé, a alors déclaré avoir été séquestré pendant plusieurs heures dans ladite maison par un individu. Pour vérifier ces déclarations, F.Dia a frappé à la porte de la maison, mais personne n’a répondu. Face à cette situation, et compte tenu des allégations du jeune talibé, il a décidé de le conduire immédiatement au commissariat pour signaler l’incident et solliciter une intervention. Interrogé, le talibé a déclaré qu’un inconnu l’avait invité dans sa chambre sous prétexte de vouloir lui donner à manger et prendre soin de lui.

A sa grande surprise, une fois à l’intérieur, ce dernier a éteint la lampe et lui a forcé un rapport sexuel par l’anus. Au regard de cette information, une mission a été donnée aux agents de la Brigade de recherches aux fins d’interpeller le mis en cause identifié sous le nom de Tapha Ndiaye (31 ans), se disant artiste, domicilié au quartier Tabangoye. Le mis en cause a été retrouvé dans sa chambre tout nu en train de dormir. A son réveil, il a tenu un discours décousu. Il a déclaré que la veille au soir, il avait consommé un mélange de vin et de whisky, ce qui l’aurait plongé dans un état d’ébriété avancé. Sur ces entrefaites, il a été conduit au au commissariat et placé en garde à vue pour nécessité d’enquête.

L’expertise médicale de la vic‐ time a confirmé des « fissures anales à 11 heures et 17 heures, d’allure fraiche ». Eu égard à ces considérations, la garde à vue a été changé pour actes contre nature, pédophilie et viol sur mineur de moins de 13 ans.