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Témoignages de migrants, démunis face à la lenteur des « retours volontaires »

Alors que la pression sur les migrants en Tunisie s’accentue, des milliers d’entre eux cherchent à quitter le pays, via le programme de « retours volontaires » de l’Organisation internationale des migrations (OIM). Mais l’agence, débordée par les dossiers, peine à prendre en charge toutes les demandes. Témoignages de trois exilés, tous Ivoiriens, qui n’attendent qu’une chose : rentrer dans leur pays.

Edwige, Ivoirienne, 28 ans

« Fin avril, je me suis présentée devant les locaux de l’OIM [Organisation internationale des migrations, ndlr] à Tunis. J’ai attendu de 7h du matin à 17h, sans bouger. Il y avait trop de gens alors je n’ai pas pu être reçue par les équipes de l’agence.

Le lendemain, je suis revenue mais une nouvelle fois je n’ai pas pu entrer dans le bâtiment.

Après les évacuations massives des camps installés dans les champs d’oliviers de la région de Sfax en avril, les demandes de « retour volontaire » de l’OIM ont explosé. Pendant des jours, d’importantes files d’attente se sont formées devant les locaux de l’agence onusienne.

L’OIM organise les retours au pays en fournissant un billet d’avion aux migrants et en leur apportant, sous conditions, une aide financière pour faciliter leur réinsertion.

Infomigrant