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Finance islamique: La BIS a permis de lever des Sukuks de 500 milliards cfa au profit du Sénégal

La 10 ème édition du forum international de la finance islamique s’est tenue ce mardi au King Fahd Palace sous l’inspiration de l’institut africain de la finance islamique ( AIIF).En termes de bilan, la banque islamique du Sénégal ( BIS) filiale de la banque islamique de développement ( BID) a permis jusque là au Sénégal de lever des Sukuks ( obligations islamiques) d’un montant total de plus de 500 milliards de f cfa. Plus qu’une alternative, la finance islamique est aujourd’hui une véritable solution pour le développement des pays africains.

Les participants au forum international de la finance islamique ont tous magnifié le Leadership de Mouhamadou Lamine Mbacké Président de l’institut africain de la finance islamique et pionnier de cette solution financière innovante et agile en Afrique de l’Ouest.
Selon Madame Aminata Faye Seck Directrice Générale de la Banque islamique du Sénégal (BIS), ce forum est un véritable carrefour de décideurs qui permet d’installer à terme un écosystème régional solide. L’édition de cette année est un moment de bilan et de projection renchérit- elle en magifiant le rôle de la BIS pionnière dans le secteur.
Faudrait-il le rappeler, les milliards de cfa arrangés à ce jour par la BIS pour la levée de Sukuks au Sénégal ont servi au financement d’infrastructures, de projets structurants sur l’énergie, la santé et d’autres segments du développement national.
De son côté Oumar Top représentant de lautorité de régulation des marchés financiers AIMF UEMOA (ex CREMPF) a particulièrement salué la résilience de Mouhamadou Lamine Mbacké qui organise ce forum depuis 2010 donc depuis 15 bonnes années.
Le Thème /Sukuks, Business halal et fintech est d’une brûlante actualité.
AIMF/ UEMOA informe qu’entre 2014 et 2022 des sukuks ( obligations islamiques) d’un montant de plus de 1400 milliards cfa ont été levés dans l’espace UEMOA.
Quelques problèmes subsistent : Il n’y a pas encore de texte réglementaire sur la Fintech en sus d’une faible éducation financière sans oublier d’autres contraintes comme le
déficit de formation d’experts en finance islamique pour une meilleure transmission de la culture sur la finance islamique.
Cheikh Ahmadou Diallo le Représentant de la banque islamique de développement-BID-
a tenu à rappeler que la finance islamique n’est pas seulement une alternative elle est une solution durable. Tout en reconnaissant que le Sénégal a joué un rôle de pionnier dans ce domaine
L’engagement du groupe de la BID n’est plus à démontrer. En 2014, le Sénégal avait levé son premier Sukuk souverain d’un montant global de 100 milliards cfa avec le soutien BID.
Au total plus de 21 milliards de dollars en termes de sukuks ont été levés en Afrique avec particulièrement l’accompagnement de la BID à travers sa filiale ICD.
Au nom du gouvernement du Sénégal, Mamadou Ndiaye Conseiller technique Ministère des finances et du budget a souligné que l’industrie de la finance islamique n’a pas encore atteint la taille critique escomptée.
Par ailleurs les actifs financiers du marché de l’UEMOA sont faibles.
La Finance islamique est fondée sur l’éthique,la solidarité et l’équité. Elle peut être un levier de transformation qui favorise le développement des Pme.
Il s’agit de diversifier les sources de financement avec le recours aux Sukuks souverains et la promotion d’une meilleure inclusion financière. Les Sukuks sont des réponses pertinentes à la crise économique ambiante. Monsieur Ndiaye a félicité l’institut africain de finance islamique qui a fait de la CÔTE D’IVOIRE l’invitée d’honneur du forum.Ce pays- pivot d’Afrique de l’ouest est doté d’un écosystème financier dynamique sans oublier d’autres atouts importants.
Aujourd’hui selon la banque mondiale, les besoins d’investissement en Afrique se montent à 93 milliards de dollars dans des domaines vitaux.
Les succès obtenus par la Malaisie, Indonésie et les pays du Golfe incitent à l’optimisme.