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CLAP DE FIN DE LA 1ere ÉDITION DE FESTIPALM: L’événement s’achève en apothéose avec l’Orchestra Baobab

Le rideau est tombé, dimanche 16 août, sur la première édition du Festival de Palmarin (Festipalm). Pendant cinq jours, du 12 au 16 août 2026, la commune nichée au cœur du delta du Saloum a vécu au rythme de la culture, du patrimoine, de l’environnement et du développement local. Pour refermer cette première page, les organisateurs ont choisi une formation qui appartient désormais au patrimoine musical sénégalais : l’Orchestra Baobab.

PALMARIN (Envoyée spéciale) – Dans une Palmarin transformée pour l’occasion en véritable carrefour culturel, la cérémonie de clôture avait des airs de grande fête populaire. Après plusieurs journées consacrées à la valorisation des richesses culturelles et naturelles du terroir, le public s’est retrouvé pour célébrer la fin de cette première édition et partager un dernier moment de communion autour de la musique.

Le Baobab pour refermer le premier chapitre

Le choix de l’Orchestra Baobab pour la soirée finale n’avait rien d’anodin. Groupe emblématique de la musique sénégalaise, la formation continue, plus de cinquante ans après ses débuts, à séduire plusieurs générations. À Palmarin, ses sonorités ont donné à la clôture une dimension particulière. Les guitares, les cuivres, les percussions et les voix ont fait vibrer le public. La jeune génération, incarnée notamment par Korka Dieng et Papino, s’est mêlée aux figures plus anciennes comme Thierno Kouyaté et Mountaga Kouyaté, dans une belle continuité musicale.

Mais c’est avec les grands classiques du répertoire, notamment « Bul Ma Miin », que la soirée a véritablement basculé dans la liesse. Dès les premières mesures, les spectateurs ont quitté leurs places pour investir la piste de danse. Femmes, hommes, jeunes et moins jeunes, vêtus de blanc pour respecter le dress code de la soirée, se sont retrouvés dans un même élan. Les pas de danse se sont enchaînés au rythme des guitares, des percussions et des cuivres de l’Orchestra Baobab. Les sourires illuminaient les visages tandis que la foule reprenait les refrains d’une musique qui traverse les générations. « Bul Ma Miin » aura ainsi constitué l’un des temps forts de cette clôture. Plus personne ne voulait rester simple spectateur : la scène et la piste semblaient ne faire plus qu’un. Le public dansait, chantait et vibrait au rythme d’un orchestre qui, après plusieurs décennies de carrière, conserve cette capacité rare à rassembler.

Une communion populaire

Ce dernier concert a parfaitement résumé l’esprit de Festipalm. Après plusieurs journées consacrées à la culture, au patrimoine, à l’environnement et au développement local, la musique est venue sceller cette première édition dans une formidable communion populaire. À mesure que la nuit avançait, l’énergie ne retombait pas. Chaque morceau semblait au contraire relancer la fête. Dans une ambiance survoltée, Palmarin a dansé, célébré et surtout partagé.

Le choix de l’Orchestra Baobab pour clôturer cette première édition apparaît ainsi comme l’un des grands moments du festival. Le mythique orchestre a laissé à Festipalm une dernière image forte : celle d’un public debout, réuni autour de la musique et de la danse. Lorsque la fête a finalement touché à sa fin, les corps étaient fatigués, mais les visages témoignaient encore de l’émotion de la soirée. Festipalm avait trouvé son point final, non pas dans le silence, mais dans la danse.

Une première édition qui ouvre la voie

Lorsque les dernières notes de l’Orchestra Baobab se sont élevées dans la nuit palmarinoise, ce n’est pas seulement un festival qui s’est achevé. C’est aussi une première expérience qui ouvre de nouvelles perspectives pour la commune.

Pour sa première édition, Festipalm aura réussi à réunir autour d’un même événement la culture, l’identité territoriale, l’environnement et l’ambition de développement local. Un pari dont les retombées devront désormais être appréciées dans la durée. Mais dimanche soir, l’heure n’était pas encore au bilan. Elle était à la fête. Et Palmarin a dansé jusqu’aux dernières notes.

Adama AIDARA