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RETOUR AUX BUREAUX DU STADE LÉOPOLD SÉDAR SENGHOR: L’OGIS exige un « loyer » de 100 000 FCFA aux fédérations

Contraintes de quitter leurs locaux à l’occasion des travaux de réhabilitation du stade Léopold Sédar Senghor, certaines fédérations sportives pourront retrouver leurs anciens sièges. Leur retour à ces bureaux sera toutefois encadré par une convention de mise à disposition et assorti d’une contribution symbolique de 100 000 FCFA destinée à participer à la gestion et à l’entretien de l’infrastructure.

Au Sénégal, les infrastructures sportives sont classées selon leur niveau de gestion, leur vocation territoriale et leur capacité d’accueil. Elles vont des grands équipements nationaux aux terrains de proximité, en passant par les stades régionaux, départementaux et municipaux.

Pendant longtemps, le pays comptait principalement trois grands stades nationaux : Léopold Sédar Senghor, Demba Diop et Iba Mar Diop. À ces infrastructures s’est ajouté le stade Abdoulaye Wade de Diamniadio, enceinte ultramoderne d’une capacité de 50 000 places.

À l’échelle régionale, plusieurs infrastructures accueillent les compétitions sportives et servent également de lieux de travail aux structures déconcentrées du mouvement sportif. C’est notamment le cas des stades Alboury Ndiaye de Louga, Aline Sitoé Diatta de Ziguinchor, Caroline Faye de Mbour, Ely Manel Fall de Diourbel, Lat-Dior de Thiès, Me Babacar Sèye de Saint-Louis, Lamine Guèye de Kaolack ou encore les stadium Marius Ndiaye et Iba Mar Diop.

Des sièges dans les infrastructures sportives

Au-delà de leur vocation sportive, plusieurs de ces infrastructures nationales, régionales ou départementales abritent les sièges de districts, de ligues et même de fédérations. Une solution longtemps privilégiée pour les structures ne disposant pas de locaux propres.

Le stade Léopold Sédar Senghor n’échappe pas à cette réalité. Pendant plusieurs années, certaines fédérations sportives y ont établi leur siège. Elles avaient cependant été contraintes de libérer les lieux pour permettre l’exécution des travaux de réhabilitation de l’infrastructure.

Achevés en 2025, ces travaux ouvrent désormais la voie au retour progressif des occupants. Mais les conditions de mise à disposition des locaux évoluent. La gestion et l’entretien du stade étant désormais assurés par l’OGIS, l’Office de gestion des infrastructures sportives, les fédérations souhaitant réintégrer leurs anciens bureaux devront signer une convention de mise à disposition. À cela s’ajoute une contribution financière mensuelle  symbolique fixée à 100 000 FCFA, destinée à participer aux charges de gestion et d’entretien du stade.

Le football mise sur ses propres sièges

Pour le football, la situation a évolué ces dernières années. La Fédération sénégalaise de football (FSF) a lancé, à partir de 2020, un programme de construction de sièges pour les Ligues régionales dans les 14 régions du Sénégal.

Financé sur fonds propres, ce programme s’inscrit dans une politique de renforcement des capacités et d’amélioration des conditions de fonctionnement des structures déconcentrées du football sénégalais. Il permet notamment aux Ligues régionales de disposer progressivement de locaux dédiés et de réduire leur dépendance vis-à-vis des infrastructures sportives publiques.

Des directions du ministère appelées à rejoindre Diamniadio

Le stade Léopold Sédar Senghor accueille également certaines directions du ministère de la Jeunesse et des Sports, installées sur le site après le départ du ministère de ses anciens locaux de la Zone B. Cette situation devrait toutefois être provisoire. Avec le déménagement du ministère dans ses nouveaux locaux de la troisième sphère ministérielle de Diamniadio, ces directions sont appelées à quitter progressivement le stade Léopold Sédar Senghor pour rejoindre le nouveau siège.

Le retour des fédérations intervient ainsi dans un nouveau modèle de gestion de l’infrastructure, avec la volonté de mieux organiser l’occupation des locaux tout en responsabilisant les structures bénéficiaires dans la préservation et l’entretien du patrimoine sportif national.

Fatou DIOUF