QUAND DIOMAYE SÈME DU VENT !Par Mohamed GASSAMA
Avec la création de son « Kiraay », Diomaye annonce clairement qu’il préfère ensemencer son Parti plutôt que de servir la patrie. S’il avait consenti autant d’efforts à la campagne pour les sénégalais, le pays ne s’envolerait pas dans une telle morosité économique et sociale. L’on vient de comprendre pourquoi le Sénégal a du mal à se défaire du système. Alors que son élection avait suscité un réel engouement, le chef de file des « patriotes républicains » montre aux yeux de ses compatriotes qu’il n’a guère entendu leur cri d’alarme. Pire, il verse désormais dans les menaces à peine voilées avec des allusions inappropriées à l’endroit de son Bienfaiteur, Son Excellence Monsieur Ousmane SONKO.
Dans une allocation solennelle, urbi et orbi, le Président FAYE, sans faille, déclarait avoir pris de la hauteur pour être au-dessus de la mêlée.
Aujourd’hui, cette adresse à la Nation est renvoyée aux calendes grecques. Diomaye est donc descendu sur terre pour labourer son champ. À ce titre, il allonge la liste, déjà pléthorique, des formations politiques de notre pauvre Sénégal. Ironie du sort, l’agriculteur politique soutenait à la face du monde, pas seulement rural, que le nombre de travailleurs politiques était exponentiel par rapport au niveau du terrain national. L’opinion crut enfin à l’avènement d’un jour nouveau. Que nenni !
Entendons-nous bien, personne ne refuse au Chef de l’État de participer à la vie politique. Aucun Texte, pour le moment, ne l’interdit. Toutefois, nous sommes en droit de faire la balance entre les paroles et les actes.
Au moment où l’on se bouscule pour trouver des graines, Diomaye se réjouit d’être déjà dans la période des récoltes.
Sous ce rapport, il ne serait pas inutile de signifier la fameuse loi des semailles et des récoltes. Ceux qui s’intéressent à la paysannerie savent très bien que l’on ne récolte que ce qu’on a semé. Depuis plus de deux ans, qu’est-ce qui a été planté ? Rien sinon de la politique politicienne. Que des discours suivis de reniements. Que des débauchages de militants d’une prairie asséchée à une prairie fertile pécuniairement.
Que des renoncements aux engagements pris devant Dieu et les hommes. Pour preuve, quid de la justice pour les victimes des exactions entre 2021 et 2024 ? Quid de la reddition des comptes ? Bref, quid du Projet qui a fait de Bassirou Diomaye FAYE le Président de la République du Sénégal ?
L’on semble être frappé par la maladie d’Alzheimer avec une perte totale de toutes les fonctions cognitives et intellectuelles. Hélas ! Diomaye feint d’oublier l’histoire. Mais cette dernière est plus que têtue. Nous ne cesserons de la raconter pour les générations présentes et futures.
Où a-t-il pu trouver des semences pour appeler au champ ?
Certainement que les pluies, hors saison, tombées sur le Palais présidentiel ont été si abondantes qu’il a fallu recourir à un parapluie.
Mais pour se préserver de qui ou de quoi ?
L’allusion à une protection ne témoignerait-elle pas d’une éventuelle peur d’être victime des tonnerres politiques en vue ?
Quoiqu’il en soit, les signes avant-coureurs de la fondation du Parti « Kiraay » semblent présager que le ciel est en train de gronder, que les températures sont très élevées mais aussi et surtout que de violents orages s’annoncent à l’horizon.
Si les « think tanks diomayens » avaient pris le soin de relire la fable « Le laboureur et ses enfants » de Jean de la Fontaine, ils se seraient souvenus que le travail est un Trésor. Pour fonder et gérer un Parti politique, en même temps que le pays, il faut travailler, beaucoup travailler et toujours travailler. Nul besoin de le dire, le constat est unanime. Diomaye ne passe pas pour un homme politique qui a suffisamment remué son champ sinon il aurait compris qu’il devait encore creuser, fouiller et bêcher.
Par cet acte, celui qui est désormais « un Président politicien », ne peut plus se distinguer des autres ou évoquer une quelconque particularité. Disons-le, sans ambiguïté, Diomaye est devenu un produit exposé comme n’importe quel autre article de la vitrine publique. Il devrait s’attendre alors à recevoir des coups politiques et à accepter que nul n’est au dessus de la mêlée aujourd’hui. En clair, qui sème le vent récolte la tempête.

