Aide financière de 2,2 milliards et Cadre commun du G20 : Les précisions clés du FMI pour le Sénégal
Lors d’un point de presse tenu , hier, par la Directrice du département de la communication du FMI, Julie Kozack, les services du Fonds et les autorités sénégalaises ont conclu le 2 septembre 2026 un accord au niveau des services pour une nouvelle Facilité Élargie de Crédit (FEC) de 36 mois évaluée à environ « 2,2 milliards de dollars ».
Ce programme a pour double objectif « d’aider à restaurer la durabilité des finances publiques du Sénégal tout en protégeant les ménages vulnérables ».
Interrogée sur les délais de traitement de la dette et la position de Dakar qui privilégie un reprofilage, la porte-parole a souligné que « la conception et la portée de tout traitement de la dette incombent en fin de compte aux autorités sénégalaises et à leurs créanciers ».
Tout en saluant « l’intention des autorités d’utiliser le Cadre commun du G20 », le FMI a précisé que les règles de l’institution permettent de soumettre le programme au Conseil d’administration pour approbation et d’effectuer des décaissements « même pendant que le Sénégal discute encore de la restructuration de la dette avec ses créanciers ».
Concernant la contestation potentielle des créanciers, après la nomination du cabinet White & Case par un groupe d’obligataires, Mme Kozack a rappelé qu’« il est très courant que les autorités débitrices et les créanciers engagent des conseillers financiers et des équipes juridiques », les opérations de restructuration ou de reprofilage constituant « en fin de compte un processus juridique ».
Par ailleurs, le FMI a noté que « les prix plus élevés du pétrole brut ajoutent actuellement une pression supplémentaire sur les finances publiques du Sénégal », car le pays applique toujours « des subventions énergétiques non ciblées ».
Pour répondre aux craintes d’un processus de restructuration prolongé pouvant durer jusqu’à trois ans, la directrice de la communication a indiqué que le calendrier des négociations de la dette « n’est pas quelque chose dont je suis en mesure de parler ou même de spéculer », réaffirmant que le rôle du FMI consiste à « travailler avec les autorités sur le cadre macroéconomique et les politiques économiques qui étayeront ce cadre ».

