MONNAIE UNIQUE: La CEDEAO réaffirme le lancement de l’ECO en 2027
Réunis à Lungi, en Sierra Leone, les chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO ont réaffirmé leur engagement à lancer la monnaie unique, l’ECO, en 2027. Dans le communiqué final sanctionnant les travaux de leur 69e session ordinaire, ils annoncent que le processus débutera avec les pays remplissant les critères de convergence, tout en prévoyant un accompagnement pour les États qui ne sont pas encore prêts.
La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) maintient le cap sur la mise en circulation de sa monnaie unique. L’organisation régionale « a réitéré son ferme engagement en faveur du lancement de l’ECO en 2027, en tant qu’instrument essentiel pour approfondir l’intégration économique régionale et promouvoir une croissance durable, résiliente et inclusive au sein de la Communauté ».
Selon le communiqué, le lancement de la monnaie unique « commencera avec les pays qui remplissent les critères de convergence définis et sont prêts à y prendre part ». La Conférence précise également qu’« un appui approprié sera apporté aux pays qui ne sont pas encore prêts, afin de faciliter leur adhésion ultérieure à la monnaie unique ».
Les chefs d’État se sont, par ailleurs, félicités des consultations de haut niveau engagées entre la Commission de la CEDEAO et les gouverneurs des banques centrales afin de parvenir à un consensus sur les questions encore en suspens avant l’introduction de l’ECO. Ils ont également salué « l’enregistrement de la marque « ECO » auprès de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI) ».
Dans cette dynamique, la Conférence a approuvé la demande de la Guinée de rejoindre la Task Force présidentielle sur le Programme de la monnaie unique et a instruit la Commission de convoquer une réunion de cette instance avant le sommet ordinaire de décembre 2026. Elle lui demande également, en collaboration avec l’Agence monétaire de l’Afrique de l’Ouest (AMAO), d’intensifier les consultations avec les banques centrales des États membres afin de lever les derniers obstacles au projet.

