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CANICULE AU SÉNÉGAL: L’alerte rouge : jusqu’à 45°C annoncés dans plusieurs régions

Le Sénégal traverse une vague de chaleur exceptionnelle. Entre le 6 et le 12 mai 2026, les températures pourraient atteindre 45°C dans plusieurs régions de l’intérieur du pays. Face aux risques de déshydratation, de malaises et de coups de chaleur, l’ANACIM et les autorités sanitaires appellent les populations, notamment les personnes vulnérables, à une vigilance maximale.

Le Sénégal fait face à une importante vague de chaleur. Selon les prévisions de l’Agence nationale de l’avion civile et de la météorologie (ANACIM), des températures extrêmement élevées comprises entre 43°C et 45°C sont attendues entre le 6 et le 12 mai 2026 dans plusieurs régions du pays, notamment à Matam, Tambacounda, Kédougou et Kolda.
Cette montée progressive des températures inquiète fortement les autorités sanitaires qui alertent sur les conséquences potentielles pour les populations, particulièrement les personnes les plus fragiles. Les services météorologiques annoncent même des pics de chaleur pouvant dépasser localement les 45°C dans certaines zones de l’intérieur du pays, notamment à Matam et Bakel.

Des risques sanitaires importants
Face à cette situation, les autorités sanitaires appellent les populations à renforcer leur vigilance. Les fortes chaleurs peuvent provoquer plusieurs complications médicales parfois graves. Les médecins redoutent notamment une augmentation des cas de déshydratation sévère, d’épuisement physique, de malaises, de syncopes et de crampes liées à la chaleur. Les coups de chaleur figurent également parmi les risques les plus dangereux.
Le coup de chaleur survient lorsque le corps n’arrive plus à réguler sa température. Il peut entraîner une température corporelle supérieure à 40°C, des vertiges, des maux de tête intenses, des vomissements, une confusion mentale, voire une perte de connaissance. Dans les cas les plus sévères, cette situation peut engager le pronostic vital.
Les fortes températures affectent également le système cardiovasculaire. La chaleur excessive oblige le cœur à travailler davantage pour maintenir la température du corps, augmentant ainsi les risques chez les personnes souffrant d’hypertension artérielle, de maladies cardiaques ou rénales. Les spécialistes alertent aussi sur l’aggravation possible des maladies respiratoires et du diabète durant cette période de canicule.

Les populations les plus exposées
Les autorités sanitaires identifient plusieurs catégories particulièrement vulnérables face à cette vague de chaleur. Il s’agit notamment des enfants et nourrissons, des personnes âgées, des femmes enceintes, des personnes vivant avec des maladies chroniques, des travailleurs exposés au soleil et des habitants de logements mal ventilés.
Dans plusieurs régions de l’intérieur du pays, les habitants sont déjà confrontés à des nuits particulièrement chaudes, limitant les capacités de récupération physique et accentuant la fatigue liée à la chaleur.

Des recommandations pour limiter les risques
Pour prévenir les complications sanitaires, les autorités recommandent plusieurs mesures de précaution. Les populations sont invitées à boire régulièrement de l’eau, même en l’absence de sensation de soif, afin d’éviter la déshydratation. Les médecins conseillent également d’éviter les efforts physiques intenses aux heures les plus chaudes de la journée, généralement entre 11 heures et 17 heures.
Il est aussi recommandé de privilégier des vêtements légers et clairs, de rester dans des endroits aérés, d’éviter l’exposition prolongée au soleil, de mouiller régulièrement le corps et de surveiller particulièrement les enfants et les personnes âgées.
Les autorités sanitaires insistent aussi sur l’importance de consulter rapidement un centre de santé en cas de fièvre élevée, de difficultés respiratoires, de malaise ou de signes de déshydratation.

Un phénomène climatique de plus en plus fréquent
Cette nouvelle vague de chaleur s’inscrit dans un contexte de réchauffement climatique marqué par des températures de plus en plus extrêmes dans le Sahel et en Afrique de l’Ouest. L’ANACIM avait déjà annoncé, dans ses prévisions saisonnières, des températures supérieures à la normale pour la période mars-avril-mai 2026.
Dans certaines localités de l’intérieur du Sénégal, les températures dépassent régulièrement les 40°C durant cette période de l’année, mais les niveaux annoncés cette semaine figurent parmi les plus élevés enregistrés ces derniers mois. Les autorités continuent ainsi d’appeler les populations à la prudence face à cet épisode climatique jugé préoccupant.

Mariem DIA