CONVOQUÉ POUR CONTRE-EXPERTISE MÉDICALE PAR LA FSL: Reug-Reug sort du flou et renvoie Boy Niang 2 face à ses textes
Ce lundi matin, à l’Arène nationale, le feuilleton le plus interminable de la lutte sénégalaise a connu un nouvel épisode. Convoqué par la Fédération Sénégalaise de Lutte (FSL), Reug-Reug s’est présenté pour une contre-expertise médicale, quelques jours après avoir déposé son certificat de guérison. Objectif, faire valider officiellement sa disponibilité pour affronter Boy Niang 2 et lever les derniers doutes réglementaires.
La « Foudre de Thiaroye », accompagnée de quelques membres de son staff, est restée de longues minutes dans les bureaux de l’instance. À sa sortie, le ton était ferme. « J’ai déposé mon certificat de guérison avant même le combat entre Franc et Tapha Tine. J’attendais la convocation pour la contre-expertise, c’est désormais fait. Je suis prêt à lutter, que Boy Niang se prépare », a-t-il lancé, balayant au passage les soupçons sur la réalité de sa blessure.
« J’ai abandonné 600.000 dollars en MMA pour lutter au Sénégal », a insisté Reug-Reug, rappelant le sacrifice financier consenti.Cette convocation change la donne. Car en face, Boy Niang 2 avançait ses pions. Engagé depuis près de deux ans par le promoteur Makane Mbengue dans un duel plusieurs fois reporté (janvier 2025, juin 2025, janvier 2026), le fils de De Gaulle discutait activement d’un choc contre Franc avec Mansour Ba (Jambaar Productions). Mais le combat ficelé avec Reug-Reug reste prioritaire et juridiquement contraignant.
« Je suis protégé par les textes »
Vendredi, sur Bantamba TV, le « Thiapathioly » avait dégainé les textes hérités du CNG, toujours en vigueur en attendant l’application complète des règlements fédéraux. Selon lui, un lutteur peut contracter un autre combat si son adversaire blessé ne présente pas de certificat de guérison dans un délai de trois mois. Or, blessé le 6 novembre 2025, Reug-Reug n’aurait pas satisfait à toutes les exigences formelles, notamment la présence physique et la contre-expertise, jadis imposées à Boy Niang lui-même.
« Je suis protégé par les textes », martelait-il, ajoutant qu’un certificat validé en février obligerait le promoteur à organiser le combat avant mai, alors que la date du 7 juin est avancée par Gaston Productions pour la tenue de ce duel. Avant d’ajouter : « Je veux aussi que cela soit clair. Boy Niang 2 n’a jamais dit qu’il ne va pas lutter contre Reug-Reug. Je suis prêt à affronter Reug-Reug, mais en me basant sur les textes. (…) Je veux aussi souligner que n’attendrai jamais Reug-Reug qu’il aille disputer son combat en MMA pour après revenir en découdre contre moi ».
Justement, la contre-expertise de ce lundi pourrait verrouiller le débat. Si la guérison est entérinée, le chronomètre réglementaire s’enclenche. Boy Niang 2 ne pourrait plus se retrancher derrière les délais, et Reug-Reug pourrait devoir, lui, suspendre toute incursion en MMA jusqu’à la tenue du combat.
Trois reports, près de deux ans d’attente, une rivalité qui s’échauffe en coulisses, la lutte sénégalaise tient son choc en suspens. Cette fois, les textes ont parlé, les médecins aussi. Reste au promoteur à fixer la date. Et à l’Arène nationale de se préparer à vibrer enfin pour un duel qui ne demande plus qu’un coup de sifflet.
Mouhamed DIEDHIOU

