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La Turquie accueille une troisième session de pourparlers entre la Russie et l’Ukraine

Des délégations russe et ukrainienne doivent se rencontrer à nouveau ce mercredi 23 juillet à Istanbul, en Turquie. Troisième réunion en trois mois dans la perspective de mettre fin au conflit déclenché par l’invasion russe lancée contre l’Ukraine en février 2022. Après deux premières sessions sans grand résultat, et après que le président américain Donald Trump a donné 50 jours au Kremlin pour négocier un accord sous peine de sanctions sévères, les espoirs de progrès restent minces. La Russie a affirmé ce 22 juillet ne pas s’attendre à des « avancées miraculeuses » à Istanbul. Comment perçoit-on ces pourparlers du côté du médiateur turc, proche des deux belligérants et qui tente de faire dialoguer l’Ukraine et la Russie depuis le début de la guerre?

Pour la Turquie, la poursuite de ces pourparlers d’Istanbul est, en soi, un motif de satisfaction. Les officiels turcs se disent même plus « optimistes » aujourd’hui qu’à l’ouverture de la première session, en mai. Et ce même si les discussions n’ont débouché jusqu’ici que sur des échanges de prisonniers et de corps de soldats tués.La Turquie considère cette troisième rencontre comme particulièrement importante. De son point de vue, les deux premières réunions ont permis à chaque partie de prouver sa volonté de dialoguer et d’exprimer à l’autre ses positions de départ. À cet effet, les deux délégations ont échangé des mémorandums. Ankara constate que les positions russe et ukrainienne sont diamétralement opposées, mais estime qu’un socle de négociations est désormais posé. En clair, et à condition que les deux parties y soient prêtes, il est désormais possible d’entrer dans le vif du sujet. Et pour la Turquie, qui veut jouer les médiateurs, il s’agit de tenter de rapprocher les positions des uns et des autres. Mais les officiels turcs reconnaissent aussi que seule une rencontre au sommet, entre Volodymyr Zelensky et Vladimir Poutine, permettra d’aboutir à un cessez-le-feu, et peut-être à la paix. Une rencontre que la Turquie rêve bien sûr d’accueillir.