LA FANFARONNADE PUBLIQUE D’AL AMINOU LÔ.Par Mohamed GASSAMA
Alors que le Président de « PASTEF-les Patriotes » le conviait à un débat responsable et public, un format plus constructif et plus intéressant pour les citoyens, le Chef du Gouvernement s’est cantonné à un monologue sans saveur et à une manipulation rhétorique devant une poignée de journalistes et un parterre essentiellement composé de personnes affiliées à « KIIRAAY ».
Au lieu donc d’un vrai échange, Alhaminou LÔ a choisi une communication descendante, ce qui témoigne d’une volonté affichée d’empêcher toute forme de contradiction. Ce genre de prise de parole, dépassé voire obsolète, ne permet guère d’opposer les visions des uns et des autres encore moins de comparer les différentes offres politiques.
Entouré de six Ministres, il s’est lancé dans une séance d’autoglorification et de narcissisme d’un autre âge. En français comme en langue nationale Wolof, il n’a fait que se vanter, chanter ses propres louanges et se prendre pour le meilleur du monde. Aucune humilité ! Aucune retenue !
Bref, ce fut le summum de la vantardise avec l’indécence de passer pour un donneur de leçons.
Il pensait pouvoir occuper seul l’espace médiatique pour tenter de mettre Ousmane SONKO en mal avec les populations. Peine perdue car son narratif ressemblait à une litanie d’invocations et à des diatribes dont le but était d’obstruer la voie qui mène à la vérité.
En clair, il a tout dit sauf l’essentiel.
Quoiqu’il en soit, Alhaminou LÔ reconnaît que le rejet de la LFR 2026 sonnera le glas de son Gouvernement.
Sous ce rapport, il croyait pouvoir jouer tranquillement sur la corde sensible des sénégalais en faisant régulièrement appel aux émotions et aux sentiments. Pour preuve, une entrée en scène marquée par une citation du virtuose Ndiaga MBAYE, un amalgame flagrant qui dénote d’un manque de sérénité.
Hélas, il oublie que la communication gouvernementale ne saurait se limiter à des envolées lyriques, à des généralités, à un jeu de mots, à des accusations fallacieuses ou à des insinuations infondées.
Que des contradictions !
Où sont les preuves de l’échec du « PRES » ?
Quelle est sa part de responsabilité dans ce que l’ancien Premier Ministre avait initié ?
Que des supputations !
Alhaminou LÔ oublie aussi qu’en cette période de quiproquo institutionnel, pour être pris au sérieux, l’Exécutif a plus besoin d’arguments convaincants que de phraséologies persuasives.
En effet, l’heure est grave !
Les sénégalais veulent du concret mais pas de promesses irréalistes ou de reprogrammations sine die.
Contrairement à Monsieur Ousmane SONKO, qui, chiffres et Textes à l’appui, a démontré l’insincérité du Budget 2027 et les incohérences de la Loi de Finances rectificative 2026, Monsieur Alhaminou LÔ, lui, a peiné à prendre de la hauteur. Son discours s’est limité à des attaques ad hominem, à des déclarations d’intention et à des vœux pieux.
Le moins que l’on puisse dire, à ce propos, c’est que la parole de l’Exécutif ne suscite plus d’intérêt ni d’espoir. Pis, elle n’a plus aucun poids dans le cœur des sénégalais.
Ce n’est pas parce que le peuple est devenu sourd mais plutôt parce que le Pouvoir en place ne dit plus rien qui soit audible.
Ainsi, le Premier Ministre, prétendu défenseur du Président Diomaye FAYE, a-t-il parlé sans convaincre.
En d’autres termes, le lien invisible de la confiance entre les Gouvernants et les Gouvernés s’est complètement brisé.
In fine, le Chef du Gouvernement aura mobilisé les gens, un dimanche, pour rien, nada, touss.

