L’État réduit de 180 milliards de francs CFA ses dépenses de fonctionnement (PM)
Le Premier ministre, Ahmadou Al Aminou Lo, a annoncé dimanche une réduction de 180 milliards de francs CFA des dépenses de fonctionnement de l’administration centrale, dans le cadre des mesures de rationalisation de la dépense publique.
‘’L’État a imposé une cure d’austérité sans précédent à l’administration centrale, avec une baisse de 180 milliards de francs CFA sur les dépenses de fonctionnement général‘’, a-t-il déclaré .
Il intervenait lors d’une conférence de presse consacrée au projet de Loi de finances rectificative (LFR) 2026, rejeté en commission à l’Assemblée nationale.
Le premier ministre a indiqué que les dépenses liées notamment aux fournitures, aux consommables, aux conférences, aux séminaires et aux cérémonies ”avaient été fortement réajustées”.
Il a également fait état de réductions pouvant atteindre 80 % des crédits disponibles dans certains services, hors dépenses sociales.
Le chef du gouvernement a précisé que les dépenses obligatoires et les charges jugées particulièrement sensibles avaient été préservées.
Concernant la rationalisation du fonctionnement de l’État et de la Présidence de la République, il a expliqué que les mesures proposées ”faisaient l’objet d’un examen complémentaire afin d’en apprécier la pertinence et les conditions d’application”.
Il a également abordé la question des fonds spéciaux, qu’il a présentés comme des instruments destinés à permettre à l’État de ”faire face à certaines situations particulières qui ne peuvent pas toujours suivre les procédures ordinaires”.
Ahmadou Al Aminou Lo a toutefois insisté sur la nécessité de garantir la ”sincérité budgétaire” et la transparence dans la gestion des ressources publiques.
Il a indiqué que le gouvernement poursuivait l’examen des propositions de rationalisation déjà formulées, afin de retenir les mesures jugées pertinentes et applicables.
Ces efforts de maîtrise des dépenses, a-t-il expliqué, doivent contribuer à dégager des marges budgétaires pour financer les priorités de l’État dans un contexte marqué par la baisse des recettes et l’augmentation des charges.
Le Premier ministre a présenté cette démarche comme un volet des ajustements nécessaires à la gestion des finances publiques et à la préservation des dépenses prioritaires.

