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JOJ DAKAR 2026: L’ONCAV dénonce une jeunesse insuffisamment associée aux préparatifs

À une semaine du lancement des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) « Dakar 2026 », le président de lOrganisation nationale de coordination des activités de vacances (ONCAV), Amadou Kane, déplore le manque dimplication des associations sportives et culturelles (ASC). Il réclame une participation active du mouvement associatif à la mobilisation populaire et à la valorisation des talents locaux.

Amadou Kane monte au créneau. Le président de lONCAV estime que les acteurs sportifs et culturels ne sont pas suffisamment associés aux préparatifs des Jeux olympiques de la jeunesse « Dakar 2026 ». Selon lui, la convention signée en 2024 à Ziguinchor avec les responsables des Jeux tarde à se traduire en actions concrètes. « Moins de 10% des engagements prévus auraient été exécutés », affirme-t-il, hier, lors de lémission RFM Matin dont il était linvité.
Le dirigeant pointe notamment un déficit de communication et de concertation entre le Comité dorganisation des Jeux olympiques de la jeunesse (COJOJ) et les acteurs de terrain. « Les JOJ doivent être ouverts à tout le monde », insiste-t-il, convaincu que le mouvement associatif aurait dû occuper une place centrale dans la préparation de cet événement inédit sur le continent africain.
LONCAV a ainsi adressé un courrier au président de la République pour réclamer une meilleure implication des acteurs locaux. Pour Amadou Kane, leur contribution ne saurait se limiter au nettoyage des sites, à lembellissement des espaces ou aux applaudissements. Les ASC doivent aussi pouvoir mobiliser les populations et favoriser leur adhésion aux Jeux.
Le président de lONCAV rappelle que son organisation devait initialement bénéficier dun quota de 500 jeunes. Dans cette perspective, elle a proposé trois représentants pour chacun des 46 départements du Sénégal, en transmettant leurs références. Pourtant, à une semaine du rendez-vous, ils sont toujours sur la touche.
Amadou Kane indique avoir interpellé le ministre de la Jeunesse et des Sports, Mme Clotilde Djireye Coly, ainsi que le président du COJOJ, Mamadou Diagna Ndiaye, sur ces difficultés de coordination. Il affirme également avoir exposé ses préoccupations à Djamil Faye, conseiller du président de la République.
Pour illustrer ce manque de visibilité, il évoque les ASC de la Médina, où se trouve le stade Iba Mar Diop, retenu pour accueillir des activités liées aux Jeux. Daprès lui, ces associations ne disposaient toujours pas dinformations précises sur le rôle qui leur serait confié.

Un vivier de jeunes à mobiliser
Amadou Kane regrette aussi limplication insuffisante des fédérations sportives sénégalaises. Il met en avant le potentiel du mouvement des Navétanes, qui compte, selon ses chiffres, 8 900 ASC et quelque 300 000 licenciés, dont 100 000 jeunes de moins de 17 ans et 30 000 de moins de 13 ans. À ses yeux, ce réseau constitue un levier majeur pour assurer la réussite populaire des JOJ. « Encore faut-il, souligne-t-il, prévoir un dispositif permettant à ces jeunes de prendre une part active à lévénement ».
La dimension culturelle mérite également une plus grande attention, estime Amadou Kane. Il cite lexemple de lASC Damels, à la Médina, qui regroupe plusieurs corps de métiers et pourrait contribuer à mobiliser les habitants tout en mettant en valeur les savoir-faire locaux. Pour lui, « les Jeux représentent une occasion de promouvoir aussi bien les talents sportifs que les expressions culturelles du pays ».
Malgré ses critiques, Amadou Kane salue les efforts consentis par lÉtat et le président Diagna Ndiaye dans les préparatifs. Il considère toutefois que le COJOJ doit renforcer la concertation avec les acteurs sportifs et culturels. « Car, au-delà des infrastructures et du déroulement des compétitions, la réussite de Dakar 2026 se mesurera aussi à la mobilisation des populations et à la place accordée à la jeunesse sénégalaise », clame-t-il.

Mariem DIA