Le COJOJ a reçu les Ambassadeurs accrédités au Sénégal: Voici le discours du Président Mamadou Diagna Ndiaye Président du COJOJ
Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs,
Chers amis,
Merci d’avoir accepté mon invitation. Je sais, un déjeuner avec le président du COJOJ, à une semaine des Jeux, vous vous attendiez à un PowerPoint de 50 slides sur les bus et les lits au Village. Non. Pas aujourd’hui.
Aujourd’hui, je voulais juste vous parler de soft power. Sans PowerPoint.
Vous êtes les mieux placés pour le savoir : le monde ne retient pas un pays parce qu’il a bien organisé les files d’attente. Il le retient parce qu’il a ressenti quelque chose.
Et c’est exactement ce que nous voulons faire avec Dakar 2026.
Pendant longtemps, quand on parlait du soft power du Sénégal, on citait trois choses : notre stabilité, notre Teranga, notre diplomatie. C’est vrai. C’est notre or.
Avec les JOJ, je vous propose d’ajouter une quatrième : notre jeunesse.
Dans quinze jours, 2 700 jeunes de 200 pays vont débarquer chez vous. Chez nous. Ils ont 15, 17 ans. Ils ne viennent pas pour signer des contrats. Ils viennent pour courir, sauter, nager. Et surtout, ils vont vivre ensemble pendant 15 jours à Diamniadio, à Dakar, à Saly.
Excellences, vous qui faites de la diplomatie tous les jours, vous savez combien il est difficile de faire parler deux pays qui ne se parlent plus. Eh bien, nous, on va faire dormir dans le même bâtiment des jeunes de tous les pays. Et ils vont se parler. Pas parce qu’on leur a dit de le faire. Parce qu’ils ont le même âge et qu’ils aiment le même sport.
C’est ça, le soft power des JOJ. Il ne s’écrit pas dans les communiqués. Il se vit à la cantine du Village.
Et pour le Sénégal, quelle opportunité !
J’ai dit à Washington, devant la Banque Mondiale : ne regardez pas Dakar 2026 comme un événement sportif. Regardez-le comme la plus grande opération de séduction jamais organisée par le Sénégal.
Pendant 15 jours, 500 journalistes du monde entier vont raconter autre chose que ce qu’on raconte d’habitude sur l’Afrique. Ils ne vont pas raconter la crise, le coup d’Etat, l’émigration.
Ils vont raconter une Afrique qui accueille.
Une Afrique qui forme 400 jeunes de 30 pays pour organiser.
Une Afrique qui met en place un Observatoire de l’Héritage avec l’ANSD pour mesurer sérieusement ce que les Jeux laissent.
C’est un récit nouveau. Et c’est vous, Excellences, qui allez le rapporter dans vos capitales.
Je vous demande une chose, très simple.
Pendant les Jeux, invitez vos jeunes. Vos diasporas. Ne restez pas à l’Ambassade. Venez à Iba Mar Diop. Venez voir un match de breaking, de skate. Asseyez-vous à côté d’un gamin de Pikine. Laissez-vous contaminer.
Et après le 13 novembre, quand tout sera fini, continuez à raconter cette histoire. Dites à vos capitales : « J’étais à Dakar en 2026. J’ai vu la première fois que les anneaux olympiques s’allumaient en Afrique. Et ça s’est bien passé. Très bien passé, même ».
Ce petit mot de vos capitales, pour nous, c’est plus qu’une médaille d’or.
Voilà, Excellences. Je ne serai pas long. Je voulais juste vous dire : Dakar 2026 n’est pas une affaire du COJOJ. C’est une affaire du Sénégal. Et le Sénégal, c’est vous aussi. Vous qui le représentez chaque jour, vous qui l’aimez parfois plus que nous-mêmes.
Alors, merci d’être là. Et rendez-vous le 31 octobre à Diamniadio. Je vous promets que vous serez fiers d’être accrédités à Dakar cette année-là.
Bon appétit, et vive l’amitié entre les peuples.

