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LFR 2026 ET AVENIR DES PROJETS D’INVESTISSEMENT: Le ministère des Finances réfute l’abandon des 19 projets

Face aux informations émanent de Pastef et annonçant la suppression de plusieurs investissements dans le Projet de loi de finances rectificative (LFR) 2026, le ministère de lÉconomie, des Finances et du Plan apporte des précisions. Selon les services de Cheikh Diba, les 19 projets concernés restent dans la programmation publique, avec des financements maintenus, des mesures de soutien ou des calendriers réajustés.

Le ministère de lÉconomie, des Finances et du Plan conteste les informations révélées par Pastef faisant état de labandon de plusieurs chantiers de développement dans le cadre du Projet de loi de finances rectificative (LFR) 2026. Dans une infographie consacrée à 19 projets dinvestissement, il explique que les arbitrages budgétaires modifient certaines dotations et échéances, sans entraîner la suppression définitive des opérations concernées.
« L’affirmation selon laquelle l’ensemble de ces projets ont été supprimés est inexacte et trompeuse au regard du document officiel de la LFR 2026 », soulignent les services des Finances. Selon les précisions présentées, les investissements structurants restent inscrits dans la programmation, mais leur exécution dépend des ressources disponibles et des financements mobilisables.

Financements maintenus pour les agropoles et lélectrification
Parmi les projets disposant de crédits, lAgropole Sud conserve une enveloppe de 7 milliards de FCFA, dont 3 milliards provenant de la Banque africaine de développement et du Fonds africain de développement, et 4 milliards de la Banque islamique de développement. LAgropole Centre bénéficie, pour sa part, de 2,5 milliards de FCFA.
Lélectrification rurale demeure également dans les priorités affichées. Les éléments budgétaires présentés font état de 2 milliards de FCFA du Fonds dAbu Dhabi pour lélectrification solaire et de plus de 4 milliards apportés conjointement par la BID et la BOAD pour lalimentation de 177 villages en mini-centrales photovoltaïques. À cela sajoutent 25 milliards de FCFA en autorisations dengagement pour le programme PUELEC 1, à distinguer des crédits effectivement décaissables sur lexercice.

Des chantiers inscrits, des échéances révisées
La construction de 35 centres de santé est présentée comme maintenue dans la programmation budgétaire 2026-2028. Le ministère cite également la route Mékhé-Pékesse-Thilmakha, le renouvellement des installations de la Sonacos, le PUMA, le développement des filières arachide, mil, fonio et sorgho, ainsi que la construction de lUniversité du Sénégal oriental. Selon les explications fournies, certaines infrastructures sont intégrées à des lignes globales dinvestissement et napparaissent donc pas nécessairement de manière nominative dans les documents budgétaires.
Dautres opérations font lobjet de dispositions particulières. Le programme de construction de 30 000 logements est présenté comme « soutenu », notamment à travers le maintien de mesures fiscales et douanières. Le grand transfert deau du lac de Guiers vers Touba est, lui, indiqué comme « reprogrammé », les crédits dindemnisation étant reportés à 2027. LAgropole Nord reste inscrit dans les annexes, sans financement extérieur programmé pour lexercice considéré.

Baisse des investissements dans un contexte budgétaire contraint
Ces arbitrages interviennent sur fond de compression des dépenses déquipement de 555 milliards de FCFA. Selon les autorités, les ajustements tiennent notamment compte des lenteurs de décaissement et des capacités dexécution des projets. Parallèlement, les subventions à lénergie passent de 250 à 790,3 milliards de FCFA, soit une augmentation de 540,3 milliards destinée, pour préserver le pouvoir dachat des ménages.
La prévision de croissance est ramenée de 5% à 2,7%, tandis que les recettes attendues du PRES sont révisées de 762,9 à 311,5 milliards. Le déficit budgétaire prévisionnel passe ainsi de 5,4% à 7,6% du PIB, un niveau que le ministère des Finances présente comme « maîtrisé et soutenable ».
Pour les autorités, le maintien dun projet dans la programmation doit donc être distingué de la disponibilité immédiate de ses financements. « Une réduction ou un report d’échéancier de trésorerie sur un projet d’infrastructure ne signifie pas une suppression juridique ou définitive de celui-ci », précisent-elles, en renvoyant au projet de LFR 2026, aux annexes sectorielles et au Programme dinvestissements publics 2026-2028.

Abdoulaye DIAO