El Malick Ndiaye réclame des comptes sur les ressources du PRES
Lors de la conférence de presse de Pastef, hier, El Malick Ndiaye, vice-président de lAssemblée nationale et porte-parole de Pastef, a défendu la position de la majorité parlementaire. Selon lui, ladoption du budget initial de 2026 était intervenue dans un contexte financier particulièrement difficile, marqué par les conséquences de la dette cachée.
El Malick Ndiaye a attribué au Plan de redressement économique et social (PRES), porté par Ousmane Sonko, un rôle déterminant dans la mobilisation de ressources. À len croire, sa première phase aurait rapporté 311 milliards de FCFA. « Ils avaient dit que les projets qui ont été supprimés avaient été adossés au PRES », a-t-il rappelé, avant de demander au gouvernement de « préciser lutilisation des fonds mobilisés ».
El Malick Ndiaye a également contesté la présentation faite par lExécutif du calendrier de transmission de la LFR. Selon lui, le premier envoi évoqué par le gouvernement ne comportait pas le projet de loi. « Ils ont amené la Loi des finances initiales en début dannée et on la voté. Et en juin on attendait la LFR, mais ils nous ont envoyé une lettre attestant avoir soumis la LFR à lAN, alors que ce nétait quune lettre, sans texte de loi ni rien, et le gouvernement nous a accusé aux yeux de tous davoir reçu le projet de LFR et de refuser de voter », a-t-il affirmé.
Le porte-parole de Pastef sest ainsi interrogé sur la coordination entre le Premier ministre et son ministre des Finances. Il reproche au gouvernement davoir tardé à transmettre le texte, avant de mettre en cause les députés. « Nous votons seul la loi, mais on ne va pas blanchir un budget caché », a-t-il déclaré, en insistant sur les exigences qui encadrent le travail parlementaire.
Pour El Malick Ndiaye, lampleur des réserves exprimées traduit la nécessité dun « examen rigoureux » du projet. Il a enfin soulevé la question du rapport entre majorité parlementaire et conduite de laction gouvernementale : « On a la majorité parlementaire. Normalement dans un pays normal, on devait gouverner ».
Mame Ndella FAYE

