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GRÈVE DE 48 HEURES DE L’ASAS AND GUEUSSEUM: Le système sanitaire menacé de paralysie

L’Alliance des syndicats autonomes de la santé (ASAS) And Gueusseum, regroupant notamment le SUTSAS, le SUDTM, le SAT-Santé/D, le CNTS-Santé, le SAT/CL et le SYTRACTS, renoue avec la grève. Elle annonce un arrêt de travail de 48 heures, les jeudi 1er et vendredi 2 octobre, pour exiger l’apurement du passif social et l’application des accords conclus avec l’État.

Outre cette grève, les syndicalistes comptent poursuivre la rétention des données sanitaires et sociales ainsi que le boycott des réunions de coordination et de supervision. Ils prévoient également de suspendre leur participation aux activités extramuros du Programme national de lutte contre la tuberculose. Dans un communiqué publié hier, Mballo Dia Thiam et ses camarades dénoncent l’attitude du gouvernement qui, bien que se réclamant de la rupture et du « Jub, Jubal, Jubanti », contraindrait l’ASAS And Gueusseum à déclencher son 16e plan d’action après plus de huit mois de lutte.

Le mouvement réclame principalement l’apurement du passif social hérité du régime précédent. Il fustige l’attitude de l’État et de ses démembrements, marquée, selon lui, par des « manœuvres dilatoires », des reports successifs et une logique de pourrissement jugée improductive. Une situation qui, préviennent les syndicalistes, ne saurait entamer davantage la détermination des travailleurs de la santé et de l’action sociale.

Pour l’ASAS And Gueusseum, l’ironie de la situation tient également au fait que des organisations syndicales signataires du Pacte de stabilité économique et sociale rejoignent désormais son combat pour l’application effective des accords résiduels. Selon Mballo Dia Thiam, cette convergence traduit la pertinence et la persistance des revendications sociales, mais aussi l’urgence pour l’État d’apporter des réponses concrètes à ses engagements.

La jonction de fait des luttes du SAMES, du SACSAS et d’And Gueusseum, née d’un concours de circonstances, pourrait ainsi ouvrir la voie à une coordination syndicale plus structurée. Face aux blocages persistants, l’heure serait désormais à l’unité d’action et à la consolidation de la lutte. « Marcher ensemble, agir ensemble et, lorsque les circonstances l’exigent, frapper ensemble, conformément aux exigences et aux principes de l’action syndicale », préconise l’organisation.

And Gueusseum réaffirme ainsi son engagement à poursuivre le combat pour l’octroi de l’indemnité de logement aux agents contractuels des établissements publics de santé et aux travailleurs de la santé relevant des collectivités territoriales. L’organisation réclame également la mise en œuvre effective de la Fonction publique territoriale, l’élaboration et l’application de plans de carrière, ainsi que le relèvement à 65 ans de l’âge de la retraite pour les autres catégories de personnel du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique. Elle exige enfin le règlement définitif du litige foncier concernant les victimes du programme de logements sociaux SUTSAS-Namora.

Viviane DIATTA