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INSATISFAIT DES RÉPONSES DES AUTORITÉS: Le SAMES relance une grève de 48 heures

Après deux journées de grève, le Syndicat autonome des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes (SAMES) poursuit la mobilisation. Il décrète un nouvel arrêt de travail de 48 heures, les 23 et 24 septembre, dans toutes les zones et structures relevant du syndicat sur l’ensemble du territoire national. Seules les urgences seront assurées.

Le Bureau exécutif national (BEN) du SAMES appelle tous ses membres à respecter pleinement ce nouveau mot d’ordre et à maintenir la mobilisation jusqu’à la satisfaction complète de la plateforme revendicative. « Après concertation, le SAMES décide de poursuivre le mouvement de grève. Aucun relâchement, aucun recul », précise le syndicat dans un communiqué publié hier.

Réuni le 18 septembre 2026 en session extraordinaire, en présence des membres du Comité exécutif national (CEN), le BEN a procédé à l’évaluation du mouvement de grève observé les 16 et 17 septembre. Selon les responsables syndicaux, le constat est sans appel : le taux d’observance a atteint le niveau record de 99,3% à l’échelle nationale lors de la deuxième journée. 

« La mobilisation a été massive, disciplinée et historique. Le BEN félicite chaleureusement l’ensemble des camarades médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes pour leur solidarité, leur unité et le respect exemplaire du mot d’ordre durant les deux journées », souligne le communiqué.

Pour les syndicalistes, cette détermination collective confirme que le SAMES parle d’une seule voix et que celle-ci ne saurait continuer à être ignorée par les autorités. Cependant, à l’issue de la rencontre tenue le 18 septembre avec le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, le BEN estime que les discussions n’ont débouché ni sur des avancées concrètes ni sur des engagements vérifiables concernant les différents points de sa plateforme revendicative.

Le syndicat regrette cette situation et rappelle que la poursuite du mouvement reste conditionnée à l’adoption de mesures concrètes par les autorités compétentes. Il appelle ainsi l’État du Sénégal à mettre en place une coordination « rigoureuse et mieux structurée » afin d’assurer la prise en charge multisectorielle de ses revendications. « La lutte du SAMES est légitime, déterminée et ne prendra fin qu’avec la satisfaction totale de ses revendications », avertit le BEN.

Viviane DIATTA