ActualitéPolitique

ÉLECTIONS DÉPARTEMENTALES ET MUNICIPALES: Le silence du pouvoir inquiète la CDS

À moins de six mois de l’expiration des mandats des conseillers départementaux et municipaux, la Confédération pour la Démocratie et le Socialisme (CDS) tire la sonnette d’alarme. Dans un communiqué publié ce jeudi 13 août, la coalition politique s’inquiète de l’absence, selon elle, d’actes préparatoires à l’organisation des prochaines élections locales. Elle soupçonne le pouvoir de s’inscrire dans « une logique de report » et réclame l’ouverture immédiate des opérations préélectorales ainsi qu’une concertation inclusive.

La question du calendrier des prochaines élections départementales et municipales préoccupe la Confédération pour la Démocratie et le Socialisme (CDS). Regroupant notamment AJ/PADS-A, AJS, CNNO, LD, MRG, NIAXX-JARINU/MAG, PAI, PIT-S, RTA-S, TS/TA/MSA et UDF/Mbooloo Mi, la coalition interpelle le pouvoir sur les préparatifs du prochain scrutin local. Dans un communiqué daté du 13 août 2026, la Conférence des leaders de la CDS dit constater avec inquiétude le « silence » et « l’inaction » des autorités alors que les mandats des élus locaux approchent de leur terme.

« Aucune opération nécessaire n’est ouverte »

La CDS rappelle que les dernières élections territoriales se sont déroulées le 23 janvier 2022 et estime, sur cette base, que les mandats des conseillers départementaux et municipaux arrivent à expiration le 22 janvier 2027. À ses yeux, le temps presse. La coalition relève qu’« aucune révision exceptionnelle des listes n’est jusqu’à présent prévue, aucun décret fixant la date des élections n’est pris ». Elle ajoute qu’« aucune opération nécessaire à leur organisation n’est ouverte » et déplore l’absence de concertations avec les acteurs politiques. Pour la CDS, cette situation tranche avec les « traditions démocratiques établies » en matière de préparation et d’organisation des scrutins.

Le spectre d’un report agité

La Confédération va plus loin et fait part de ses soupçons sur les intentions du pouvoir. « À notre connaissance, il n’existe aucune circonstance exceptionnelle justifiant un changement de date », soutient-elle. Selon la coalition, même en présence de circonstances particulières, le scrutin devrait se tenir dans les délais prévus par les textes. Partant de ce constat, elle accuse : « Pour la CDS, le pouvoir est dans une logique de report des élections entraînant une violation du Code électoral et le maintien sans base de conseillers dont le mandat aura expiré ».

La Conférence des leaders juge également « inacceptable et intolérable » que les autorités puissent déterminer le calendrier électoral en fonction de considérations politiques. « Le calendrier républicain ne doit être tributaire de l’agenda politique d’aucun parti politique ni d’aucun camp ni d’aucune personne », martèle-t-elle.

Trois exigences posées sur la table

Face à cette situation, la CDS formule trois principales exigences. Elle réclame d’abord « le respect strict du calendrier républicain ». Elle demande ensuite l’ouverture des opérations préélectorales jugées indispensables à l’organisation « d’élections libres, démocratiques et sincères ».

Enfin, la coalition appelle à l’organisation de « concertations inclusives entre l’ensemble des acteurs concernés » afin, dit-elle, de garantir la transparence et la régularité du prochain scrutin.

Mame Ndella FAYE