48 HEURES DE PASTEF DANS LE FIEF D’EL MALICK NDIAYE: Sous la pluie et le vent, le Djolof déroule le tapis rouge à Sonko
Le meeting organisé, ce samedi 8 août, dans le cadre des « 48 Heures de Pastef-Djolof » a été marqué par une forte mobilisation des militants et sympathisants du parti. Malgré la pluie et les rafales de vent, la foule est restée sur place pour accueillir Ousmane Sonko, président de Pastef-Les Patriotes, accompagné d’El Malick Ndiaye. Le leader du parti a salué la mobilisation avant d’appeler ses militants à rester unis autour de ce dernier.
Les conditions météorologiques difficiles n’ont pas freiné la mobilisation. Après une journée marquée par une forte chaleur, la pluie et le vent se sont invités au meeting des « 48 Heures de Pastef Djolof », ce samedi 8 août. A Linguère. Malgré ces intempéries, de nombreux militants et sympathisants sont restés sur les lieux dans l’attente de l’arrivée d’Ousmane Sonko. L’entrée du président de Pastef-Les Patriotes, accompagné d’El Malick Ndiaye, a provoqué une forte effervescence dans la foule. Chants, applaudissements et slogans ont accompagné leur arrivée sur le site du rassemblement.
Sonko salue la mobilisation et encense El Malick
Prenant la parole, El Malick Ndiaye a d’abord exprimé sa satisfaction devant l’ampleur de la mobilisation. Il a remercié les militants et sympathisants venus de différentes localités du Djolof, particulièrement ceux qui ont bravé les mauvaises conditions météorologiques pour assister au meeting. Il a également rendu hommage aux populations de la zone pour leur accueil et leur participation aux différentes activités organisées dans le cadre de ces « 48 Heures de Pastef-Djolof ».
À sa suite, Ousmane Sonko a salué l’accueil qui lui a été réservé. Devant ses militants, le président de Pastef s’est félicité de la mobilisation enregistrée dans le Djolof et a rendu hommage aux responsables locaux ainsi qu’aux sympathisants du parti. Le leader des Patriotes a surtout insisté sur l’unité au sein de sa formation politique. Il a invité les militants du Djolof à rester soudés et à soutenir El Malick Ndiaye, dont il a vanté le parcours et l’envergure politique, le présentant comme une personnalité de « stature nationale et internationale ». Cet appel intervient dans un contexte où Pastef poursuit ses activités de terrain pour la vente des cartes de membres et sa campagne de mobilisation de ses militants à travers différentes localités du pays.
Les prochaines échéances politiques en ligne de mire
Ousmane Sonko a également évoqué les prochaines échéances politiques. Il a notamment abordé la question des élections locales de janvier 2027 et appelé ses militants à maintenir la dynamique de mobilisation en perspective des futurs rendez-vous électoraux. « Téggileen seen tànk tuuti ci mobilisations yi, ndax waaj ji am fit mu publier décret élections locales yi (lever un peu le pied sur la forte mobilisation afin que le gars ait le courage de convoquer les élections) », a-t-il lancé en Wolof aux militants, avant d’apostropher le chef de l’Etat : « Prenez donc un décret pour programmer les élections ! ».
Mettant en garde le président Bassirou Diomaye Faye, Sonko d’asséné : « S’il organise des élections locales, nous le battrons. S’il dissout l’Assemblée, là, ce sera pire pour lui. Et c’est d’ailleurs ce que nous préférons. Car nous le battrons à plate couture. Et après, je crains même qu’il ne jette l’éponge avant 2029. Les prochaines échéances électorales seront une simple promenade de santé pour Pastef. Mais j’appelle les militants à la vigilance et au calme. Eviter les provocations, les insultes sur les réseaux sociaux ainsi que la ‘fitna’. Car ils sont en train de voir comment provoquer Pastef pour que les jeunes réagissent. Cela, afin qu’en cas de violence, ils dissolvent le parti et retirent le récépissé ».
Les « 48 Heures de Pastef-Djolof » ont ainsi constitué pour Ousmane Sonko et El Malick Ndiaye une nouvelle étape dans la mobilisation de leur formation politique sur le terrain. Une mobilisation qui est allée au-delà de Linguère et Dahra. Auparavant, Sonko s’était arrêté à Ndande Fall et à Kébémer où la mobilisation et l’engouement étaient aussi au rendez-vous.
Partout où il est passé, Sonko a rendu hommage à ceux qui, selon lui, ont accepté de quitter des fonctions, de renoncer à certaines responsabilités ou de démissionner pour rester fidèles à leurs principes. Il a, dans le même temps, mis en garde contre toute instrumentalisation des institutions.
À travers cette nouvelle tournée, Ousmane Sonko cherche surtout à maintenir ses militants en ordre de bataille. Son message est clair : moins de polémiques et davantage d’organisation sur le terrain, avec en ligne de mire les prochaines échéances électorales.
Lamine DIEDHIOU

