ÉLECTIONS TERRITORIALES DE JANVIER 2027: L’APR ne veut « ni report de fait, ni prolongation de fait des mandats »
À quelques mois des prochaines élections territoriales, l’Alliance pour la République (APR) monte au créneau. L’ancien parti au pouvoir exige le respect strict du calendrier électoral et demande au gouvernement de prendre, dans les délais requis, toutes les dispositions nécessaires à l’organisation du scrutin annoncé pour janvier 2027. L’APR prévient qu’elle n’acceptera « ni report de fait, ni prolongation de fait » des mandats des élus territoriaux.
L’Alliance pour la République (APR) met la pression sur le gouvernement à propos des prochaines élections territoriales. Dans un communiqué publié ce dimanche 9 août, le Secrétariat exécutif national (SEN) du parti réaffirme son attachement au respect du calendrier électoral et réclame la tenue des élections territoriales à la date prévue. Pour l’APR, le respect des échéances électorales constitue « une exigence fondamentale de la démocratie sénégalaise ». Partant de ce principe, l’ancien parti au pouvoir invite le Gouvernement à prendre, suffisamment à temps, toutes les mesures nécessaires à la préparation et à l’organisation du scrutin. « L’État du Sénégal a l’obligation, au regard de notre corpus constitutionnel et électoral, de donner aux acteurs politiques et aux citoyens la visibilité indispensable sur les différentes étapes conduisant au scrutin », soutient l’APR.
Le parti estime que les échéances électorales doivent rester « connues, prévisibles et respectées » et ne sauraient dépendre des contingences politiques ou d’éventuels retards dans la préparation du processus. Sur ce point, l’APR se veut catégorique : « Il ne doit y avoir ni report de fait, ni prolongation de fait des mandats des élus territoriaux ». Une position qui traduit les inquiétudes du parti quant au respect de l’échéance annoncée pour le renouvellement des collectivités territoriales. L’APR se dit toutefois ouverte à une concertation entre le gouvernement, les formations politiques et les autres acteurs concernés. Mais elle pose une condition : que ces discussions aient pour finalité de garantir « la transparence, la régularité et la bonne organisation du processus électoral ».
Pour l’ancien parti au pouvoir, la question du calendrier électoral dépasse les intérêts des différentes formations politiques. Elle touche, selon lui, à la crédibilité des institutions et au respect des règles démocratiques. « Notre pays a toujours tiré sa force de la solidité de ses institutions et de la régularité de ses consultations électorales. Il importe de préserver cet acquis », souligne le communiqué.
Mame Ndella FAYE

