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Guerre en Iran: les États-Unis touchés par une pénurie d’armements, selon la presse américaine

Alors que les négociations avec Téhéran concernant la réouverture du détroit d’Ormuz patinent, plusieurs médias américains affirment que l’administration Trump doit composer avec une pénurie d’armements. Si le président américain dénonce une « fake news », certains experts estiment toutefois que la position des États-Unis au Moyen-Orient est actuellement fragilisée.

Pour Sébastien Boussois, spécialiste du Moyen-Orient à l’Institut géopolitique européen, la guerre menée par les États-Unis en Iran a considérablement entamé les stocks d’armements américains. « Voilà très longtemps que les États-Unis n’ont pas utilisé autant d’armes sur un temps réduit », souligne celui-ci. Selon lui, les difficultés rencontrées sur les bases américaines dans le Golfe frappées par l’Iran auraient notamment pesé sur les réserves d’intercepteurs. « Les États-Unis auraient perdu la moitié de leurs intercepteurs », affirme-t-il.Washington dépend de ses partenaires régionauxAffaiblis militairement, les États-Unis sont également contraints de suivre à distance les négociations entre l’Iran et Oman sur le détroit d’Ormuz et de s’en remettre à leurs partenaires régionaux. Pour Sébastien Boussois, les frappes militaires américaines n’ont pas permis d’obtenir les résultats escomptés, tandis que les négociateurs Steve Witkoff et Jared Kushner peinent à parvenir à des accords, que ce soit en Suisse, au Qatar ou ailleurs.Dans ce contexte, « Donald Trump se fait assez discret et s’en remet aux médiateurs habituels de la région », explique-t-il. Le Qatar intervient notamment sur les dossiers les plus explosifs, tandis qu’Oman pourrait contribuer à parvenir à un accord avec l’Iran sur la question du détroit d’Ormuz. Pour Sébastien Boussois, ni les États-Unis ni l’Iran n’ont intérêt à une reprise des attaques à haute intensité.