Société

Cité Biagui : un mort et un blessé dans l’effondrement d’un mur, le procureur Dicko ordonne deux arrestations

Le 18 septembre 2026, à la cité Biagui, un mur de clôture s’est affaissé sur deux manœuvres maçons. L’un d’eux est mort sur place, l’autre a été grièvement blessé. Le responsable des travaux et le commanditaire ont été placés en garde à vue pour homicide involontaire sur ordre du procureur Saliou Dicko.

Le 18 septembre 2026, à 11 h 12, le poste de Wakhinane Nimzatt a été informé d’un accident de travail survenu à la cité Biagui, située à Wakhinane Nimzatt. L’informateur a expliqué qu’un mur de clôture s’était affaissé sur deux manœuvres maçons.

Sans délai, les éléments de Police secours, conduits par le Sous-Officier de Permanence, ont été dépêchés sur les lieux pour les constatations d’usage et l’enquête.

Les constatations : un mort, un blessé grave

Cette descente a permis de constater que l’un des maçons avait perdu la vie sur place, tandis que l’autre était gravement blessé.

Selon les renseignements recueillis sur place, les maçons voulaient ériger un mur de trois rangées. En creusant, le mur voisin s’est affaissé sur les deux manœuvres.

Les déclarations du responsable des travaux

Le responsable des travaux, C. T. DIALLO,âgé de 55 ans , maçon domicilié à Thiaroye Tally Diallo, a déclaré qu’il voulait construire un mur de trois rangées à la demande d’A. NIANG.

Les déclarations du commanditaire

A. NIANG, âgé de 32 ans, commerçant domicilié au marché Boubess, a été interpellé. Il a déclaré disposer d’un bail. Concernant l’autorisation de construire, il a précisé que cette formalité administrative n’est pas nécessaire jusqu’à l’érection d’un mur de cinq rangées.Le propriétaire du mur qui s’est affaissé n’a pas encore été identifié.

La décision du parquet et la garde à vue

Informé, le procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Pikine-Guédiawaye, Saliou Dicko, a ordonné l’arrestation des deux hommes pour homicide involontaire. Conformément à ses instructions, C. T. DIALLO et A. NIANG ont été placés en garde à vue pour ce motif.

L’enquête ouverte suit son cours. Tout fait nouveau sera porté sans délai à l’attention de l’autorité.