DIOMAYE FAYE,UN PRÉSIDENT ÉGARÉ DANS SES PROPRES MANŒUVRES.Par Mohamed GASSAMA
Le 24 mars 2024, sur proposition d’Ousmane SONKO, plus de 54% des sénégalais avaient élu Bassirou Diomaye Diakhar FAYE en lui confiant une boussole d’or afin d’orienter le pays vers la rupture tant attendue.
Hélas, malgré tout l’équipage dont il fut doté, force est de reconnaître qu’il a perdu le nord. Pire, il continue de naviguer à vue.
En un mot comme en mille, Diomaye ne voit plus rien même le danger qui pourrait le guetter. En effet, Il ne semble plus être en mesure d’indiquer les quatre points cardinaux. Blotti sous son parapluie, synonyme d’une tour d’ivoire, il lui est presque impossible de situer le Nord, le Sud, l’Est ou l’Ouest. Si l’on n’y prend garde, le conducteur de la barque nationale risque de s’égarer dans la vallée infernale. Pour cause, il ne pense qu’à la politique du matin au soir mettant entre parenthèses les priorités des sénégalais en cette période de crise économique marquée par la flambée des prix et le désarroi des ménages.
Celui qui, jadis, nourrissait un espoir collectif, désormais, ne s’intéresse qu’à son ambition personnelle et aux prochaines échéances électorales.
Celui qui passait pour un fidèle parmi les fidèles, il n’y a pas longtemps, dévoile, dorénavant, son vrai visage.
Celui qui jurait par tous les Saints vouloir rendre à Sonko ce qui appartient à Sonko, aujourd’hui, feint d’oublier tout l’honneur qui lui avait été fait ainsi que tous les sacrifices qui avaient été consentis pour son élection.
Totalement coupé des réalités du peuple, qui l’a porté au Pouvoir sur recommandation de Sonko, son mentor reconnu, il n’a plus que ses adversaires d’hier comme alliés de circonstance. Se glorifiant de l’épaisseur de son parapluie, il ne se rend pas compte que le ciel politique est plus que nuageux et surtout que son « KIIRAY» ne résistera point aux averses électorales qui s’annoncent.
L’obsession d’un second magistère aurait fini de bander ses yeux et d’obstruer sa vue. Tel un « bateau ivre », il tangue à tout va, fluctue dans des eaux troubles et se dirige naturellement vers des côtes hostiles à la transparence, à la justice et à la prospérité.
En d’autres termes, le navire qui bat pavillon « KIIRAY » échapperait difficilement à un coulage. La situation est si alarmante que même Poseidon (Neptune), Dieu des mers et des océans, ne pourrait rien faire pour soigner la cécité politique du commandant de bord.
Ce dernier confondrait l’embarcation nationale, propriété acquise au terme d’une mobilisation générale, à un jet-ski de loisir et de débauchage politique.
Partant, le capitaine s’est permis de changer l’immatriculation de notre pirogue qui se nomme désormais « KIIRAY ».
La métaphore de la bulle, dans laquelle se cachent ses partisans, en dit long sur la gravité de l’heure. Ainsi, ce Parti est devenu un site qui ressemblerait fort à la décharge de « Mbeubeuss ». Il constitue ainsi le réceptacle de tous les égarés politiques, de tous les épinglés de la République, bref de tous ceux qui en veulent au leader de « PASTEF – les Patriotes » pour son engagement et sa détermination à éradiquer le système mafieux et odieux qui gangrène le Sénégal.
De ce fait, les camions de ramassage, sous le fallacieux motif de massification, sillonnent allègrement le pays à la recherche de nouveaux convertis politiques.
Quel spectacle ! Pis, l’on ne se gêne plus.
L’on est prêt à tout pour plaire au « propriétaire du parapluie » afin de bénéficier de sa protection et de ses récompenses.
Quoiqu’il en soit, rien de ce qui se passe actuellement ne nous est étranger. Tôt ou tard, il fera jour.

