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RECETTES FISCALES ET ATTRACTIVITE DES INVESTISSEMENTS: La BAD injecte plus de 20 milliards pour moderniser les finances publiques du Sénégal

Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) accorde au Sénégal un financement de plus de 20 milliards de FCFA (30,4 millions d’euros) pour soutenir les réformes des finances publiques, améliorer la mobilisation des recettes fiscales et renforcer l’attractivité des investissements privés. Cette enveloppe s’inscrit dans l’accompagnement de la Vision Sénégal 2050 et de la Stratégie nationale de développement 2025-2029.

Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) a approuvé, à Abidjan, un financement de 30,4 millions d’euros, soit plus de 20 milliards de FCFA, en faveur du Sénégal. Cet appui vise à accompagner les réformes destinées à renforcer la gestion des finances publiques, accroître la mobilisation des ressources intérieures et améliorer le climat des investissements. Ce financement s’inscrit dans le vaste programme de réformes économiques engagé par les autorités sénégalaises afin de consolider la soutenabilité budgétaire, d’améliorer la gouvernance économique et de promouvoir une croissance durable portée par le secteur privé.

L’appui de la BAD permettra notamment de lancer la deuxième phase du Projet d’appui institutionnel à la mobilisation des ressources et à l’attractivité des investissements (PAIMRAI). Dans la continuité de la première phase, ce programme accompagnera les efforts du gouvernement pour dégager davantage de marges budgétaires afin de financer les priorités nationales de développement et d’accélérer la mise en œuvre de la Vision Sénégal 2050 ainsi que de la Stratégie nationale de développement 2025-2029.

Pour le responsable du bureau pays du Groupe de la Banque au Sénégal, Wilfrid Abiola, cette opération traduit la volonté de l’institution de poursuivre son accompagnement des réformes économiques du pays. « Par cette opération, la Banque réaffirme son engagement aux côtés du Sénégal pour consolider les réformes économiques, renforcer la mobilisation des ressources intérieures et créer les conditions d’une croissance plus résiliente, tirée par un secteur privé plus dynamique », a-t-il déclaré.

Des réformes centrées sur la gouvernance financière

Le projet mettra un accent particulier sur le renforcement de la gouvernance des finances publiques. Les actions prévues concernent notamment la modernisation de l’administration fiscale, l’amélioration de la gestion de la dette publique ainsi que le renforcement de l’efficacité et de la qualité des dépenses publiques.

Cette nouvelle phase accompagnera également les autorités dans la mise en œuvre des réformes structurelles recommandées à la suite de l’audit réalisé par la Cour des comptes sur la gestion des finances publiques couvrant la période de 2019 au 31 mars 2024. L’objectif est de restaurer la crédibilité des finances publiques, de renforcer la soutenabilité budgétaire, tout en améliorant la transparence, la redevabilité et l’efficacité de l’action publique.

Un levier pour le secteur privé

Au-delà des finances publiques, le programme entend également renforcer la compétitivité du secteur privé sénégalais. Il prévoit d’appuyer les réformes visant à améliorer l’environnement des affaires, à encourager l’entrepreneuriat et à accroître l’attractivité des investissements dans les différents pôles économiques du pays.

À travers ce financement, la Banque africaine de développement confirme ainsi son rôle de partenaire stratégique du Sénégal dans la mise en œuvre des réformes économiques destinées à soutenir une croissance inclusive, durable et davantage portée par l’investissement privé.

Abdoulaye DIAO