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PSG : Nasser Al-Khelaïfi visé par une enquête préliminaire

Le président du Paris Saint-Germain, Nasser Al-Khelaïfi, fait désormais l’objet d’une enquête préliminaire à Paris pour « prise illégale d’intérêts ». Les investigations portent sur son rôle lors de l’attribution des droits TV de la Ligue 1 en 2024.

Nouveau volet judiciaire autour de Nasser Al-Khelaïfi. Selon les informations de L’Équipe, le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire visant le dirigeant qatari, à la suite d’un signalement effectué en mars dernier par l’association Anticor. Les investigations ont été confiées à la Brigade financière anticorruption (BFAC).

Au cœur du dossier se trouvent les négociations sur les droits audiovisuels de la Ligue 1 à l’été 2024. À cette période, Al-Khelaïfi cumulait plusieurs responsabilités : président du PSG, président de beIN Media Group et membre du conseil d’administration de la Ligue de football professionnel (LFP).

Anticor soupçonne ainsi le dirigeant d’avoir pu utiliser ces différentes fonctions pour influencer les discussions au sein de la LFP et favoriser beIN Sports, dont il préside le groupe, lors de l’attribution des droits du championnat.

Une décision au cœur des interrogations

En 2024, plusieurs scénarios étaient étudiés pour la diffusion de la Ligue 1. Parmi eux figuraient notamment la création d’une chaîne par la LFP ou la conclusion d’un accord avec des diffuseurs. La solution finalement retenue reposait sur un partage des droits entre DAZN et beIN Sports.

Les débats au sein du conseil d’administration de la LFP avaient donné lieu à des échanges particulièrement tendus. Une réunion dont des extraits ont par la suite été rendus publics avait notamment opposé Al-Khelaïfi à John Textor, alors propriétaire de l’Olympique Lyonnais. Ce dernier avait reproché au dirigeant qatari de chercher à convaincre les autres présidents de clubs de soutenir l’offre de beIN.

L’ouverture de cette enquête ne signifie toutefois pas que Nasser Al-Khelaïfi est coupable des faits qui lui sont reprochés. Elle doit permettre aux enquêteurs de vérifier les éléments à l’origine du signalement et de déterminer si des infractions ont effectivement été commises.

De son côté, l’entourage du président du PSG conteste les accusations. Contacté par L’Équipe, il continue de qualifier le signalement d’Anticor d’« absurde ».

Les investigations de la Brigade financière anticorruption devront désormais permettre d’établir les circonstances exactes dans lesquelles les décisions concernant les droits TV de la Ligue 1 ont été prises en 2024.