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IBRAHIMA MBOUP, INITIATEUR DU FESTIVAL AFRICA ROLLER: « Nous voulons répandre le roller au Sénégal et accompagner les JOJ »

Initiateur du Festival Africa Roller, Ibrahima Mboup, plus connu sous le nom d’Ibou Sène, ambitionne de promouvoir la discipline du roller au Sénégal et prépare activement la 5e édition de l’événement. À travers son projet Africa Fusion Roller, il souhaite également apporter sa contribution aux Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) Dakar 2026, avec des animations mêlant roller dance, slalom et spectacles urbains.

Faites-nous une brève présentation d’Ibrahima Mboup ?
Je suis Ibou Sène, artiste et professeur polyvalent de roller depuis plus de vingt ans. Je porte un projet appelé Africa Fusion Roller, lancé en 2014. La première édition du Festival Africa Roller s’était tenue dans sept pays d’Afrique de l’Ouest. La cérémonie d’ouverture avait eu lieu au Bénin, avant que les activités ne se poursuivent au Togo, au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire et au Mali. Une autre édition devait également se tenir en Gambie, mais elle avait finalement été reportée. J’ai découvert le roller grâce à Birame Fall, qui habitait dans mon quartier de la Médina, à la fin des années 1990. C’est avec lui que tout a commencé pour moi dans cet univers. Depuis, je pratique cette discipline avec passion. J’ai ensuite décidé de partager mon expérience avec la jeunesse sénégalaise afin de contribuer au développement du roller. Mon objectif est de transmettre cette passion et d’inspirer une nouvelle génération de riders au Sénégal. Aujourd’hui, cette discipline est de plus en plus pratiquée à travers le monde.

Comment est née l’idée du Festival Africa Fusion Roller et quel était l’objectif de départ ?
Après avoir fait mes preuves dans plusieurs compétitions organisées à Dakar, j’ai décidé de me lancer à l’international. À force de réflexion, je me suis demandé comment transmettre et partager mon expérience avec la jeunesse. C’est ainsi qu’est née l’idée d’Africa Fusion Roller : un projet pensé non seulement pour le Sénégal, mais aussi pour toute l’Afrique de l’Ouest. L’objectif était de promouvoir le roller, de rassembler le sport et les cultures urbaines, d’offrir de nouvelles opportunités à la jeunesse et de participer au développement de cette discipline. Au fond, tout repose sur le partage. Je voulais transmettre les connaissances et l’expérience que j’ai acquises dans le roller, d’où la création du Festival Africa Roller. La 5e édition coïncidera d’ailleurs avec les Jeux olympiques de la jeunesse, prévus en octobre et novembre 2026 à Dakar.

Vous avez évolué à l’international. Qu’est-ce que cette expérience vous a apporté ?
Sur le plan social, le roller m’a permis de découvrir le monde, de rencontrer différentes cultures et de créer des liens dans plusieurs pays. Sur le plan personnel, cette discipline m’a aussi permis de gagner ma vie grâce à ma passion et à mon parcours. Le roller m’a également permis d’élargir mon carnet d’adresses et de rencontrer de nombreuses personnes évoluant dans les milieux de la danse, de la musique et des cultures urbaines. Grâce à cette passion, j’ai pu créer des connexions, partager des expériences et construire un véritable réseau artistique et humain.

Que représentent les JOJ Dakar 2026 pour les sports urbains, notamment pour vous ?
Les JOJ représentent énormément pour nous. Nous souhaitons justement créer une fusion entre le projet Africa Fusion Roller et les Jeux olympiques de la jeunesse afin d’apporter notre contribution à cet événement historique pour le Sénégal. Nous voulons participer à cette dynamique à travers des animations comme le roller dance, le slalom ou encore des spectacles urbains. En tant qu’association sportive et culturelle légalement constituée, nous aimerions vraiment apporter notre pierre à l’édifice. Notre objectif reste le même : partager notre expérience et contribuer au rayonnement du roller au Sénégal.

Fatou DIOUF