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𝗖𝗢𝗨𝗥𝗦𝗘 𝗔𝗨 𝗦𝗚 𝗗𝗘 𝗟’𝗢𝗡𝗨 : 𝗠𝗔𝗖𝗞𝗬 𝗦𝗔𝗟𝗟 É𝗣𝗜𝗡𝗚𝗟E 𝗣𝗔𝗥 𝗨𝗡 𝗪𝗔𝗧𝗖𝗛 𝗦𝗨𝗥 𝗦𝗢𝗡 𝗕𝗜𝗟𝗔𝗡 𝗗𝗘𝗦 𝗗𝗥𝗢𝗜𝗧𝗦 𝗛𝗨𝗠𝗔𝗜𝗡𝗦

𝘼̀ 𝙦𝙪𝙚𝙡𝙦𝙪𝙚𝙨 𝙢𝙤𝙞𝙨 𝙙𝙚 𝙡𝙖 𝙙𝙚́𝙨𝙞𝙜𝙣𝙖𝙩𝙞𝙤𝙣 𝙙𝙪 𝙥𝙧𝙤𝙘𝙝𝙖𝙞𝙣 𝙨𝙚𝙘𝙧𝙚́𝙩𝙖𝙞𝙧𝙚 𝙜𝙚́𝙣𝙚́𝙧𝙖𝙡 𝙙𝙚𝙨 𝙉𝙖𝙩𝙞𝙤𝙣𝙨 𝙪𝙣𝙞𝙚𝙨, 𝙥𝙧𝙚́𝙫𝙪𝙚 𝙥𝙤𝙪𝙧 𝙚𝙣𝙩𝙧𝙚𝙧 𝙚𝙣 𝙛𝙤𝙣𝙘𝙩𝙞𝙤𝙣 𝙡𝙚 𝟣𝙚𝙧 𝙟𝙖𝙣𝙫𝙞𝙚𝙧 𝟤𝟢𝟤𝟩, 𝙡’𝙤𝙧𝙜𝙖𝙣𝙞𝙨𝙖𝙩𝙞𝙤𝙣 𝙣𝙤𝙣 𝙜𝙤𝙪𝙫𝙚𝙧𝙣𝙚𝙢𝙚𝙣𝙩𝙖𝙡𝙚 𝙐𝙉 𝙒𝙖𝙩𝙘𝙝 𝙖 𝙥𝙪𝙗𝙡𝙞𝙚́ 𝙪𝙣𝙚 𝙖𝙣𝙖𝙡𝙮𝙨𝙚 𝙙𝙚́𝙩𝙖𝙞𝙡𝙡𝙚́𝙚 𝙙𝙚𝙨 𝙨𝙞𝙭 𝙘𝙖𝙣𝙙𝙞𝙙𝙖𝙩𝙨 𝙙𝙚́𝙘𝙡𝙖𝙧𝙚́𝙨. 𝙎𝙞 𝙘𝙝𝙖𝙘𝙪𝙣 𝙛𝙖𝙞𝙩 𝙡’𝙤𝙗𝙟𝙚𝙩 𝙙’𝙤𝙗𝙨𝙚𝙧𝙫𝙖𝙩𝙞𝙤𝙣𝙨 𝙨𝙪𝙧 𝙨𝙤𝙣 𝙥𝙖𝙧𝙘𝙤𝙪𝙧𝙨 𝙚𝙩 𝙨𝙚𝙨 𝙥𝙧𝙞𝙨𝙚𝙨 𝙙𝙚 𝙥𝙤𝙨𝙞𝙩𝙞𝙤𝙣, 𝙡𝙚 𝙘𝙖𝙣𝙙𝙞𝙙𝙖𝙩 𝙨𝙚́𝙣𝙚́𝙜𝙖𝙡𝙖𝙞𝙨, 𝙡’𝙖𝙣𝙘𝙞𝙚𝙣 𝙥𝙧𝙚́𝙨𝙞𝙙𝙚𝙣𝙩 𝙈𝙖𝙘𝙠𝙮 𝙎𝙖𝙡𝙡, 𝙚𝙨𝙩 𝙥𝙖𝙧𝙩𝙞𝙘𝙪𝙡𝙞𝙚̀𝙧𝙚𝙢𝙚𝙣𝙩 𝙘𝙧𝙞𝙩𝙞𝙦𝙪𝙚́ 𝙨𝙪𝙧 𝙨𝙤𝙣 𝙗𝙞𝙡𝙖𝙣 𝙚𝙣 𝙢𝙖𝙩𝙞𝙚̀𝙧𝙚 𝙙𝙚 𝙙𝙧𝙤𝙞𝙩𝙨 𝙝𝙪𝙢𝙖𝙞𝙣𝙨 𝙙𝙪𝙧𝙖𝙣𝙩 𝙨𝙤𝙣 𝙢𝙖𝙣𝙙𝙖𝙩 𝙖̀ 𝙡𝙖 𝙩𝙚̂𝙩𝙚 𝙙𝙪 𝙎𝙚́𝙣𝙚́𝙜𝙖𝙡, révèle nos confrères de 𝙎𝙚𝙣𝙚𝙜𝙤.

Dans son rapport, UN Watch rappelle que le futur secrétaire général sera choisi par le Conseil de sécurité des Nations unies avant d’être formellement nommé par l’Assemblée générale. L’organisation estime que cette désignation intervient à un moment où l’ONU est confrontée à des accusations de politisation, de deux poids, deux mesures et d’influence croissante de régimes autoritaires.
𝗗𝗲 𝘀𝗲́𝘃𝗲̀𝗿𝗲𝘀 𝗰𝗿𝗶𝘁𝗶𝗾𝘂𝗲𝘀 𝘀𝘂𝗿 𝗹𝗲 𝗯𝗶𝗹𝗮𝗻 𝗱𝗲 𝗠𝗮𝗰𝗸𝘆 𝗦𝗮𝗹𝗹
S’agissant de Macky Sall, ancien président du Sénégal et ancien président en exercice de l’Union africaine, UN Watch affirme que son passage au pouvoir « soulève de sérieuses interrogations » quant à sa capacité à défendre les libertés fondamentales s’il venait à diriger les Nations unies.
L’organisation lui reproche notamment la répression des manifestations au Sénégal, l’emprisonnement de journalistes, la détention de responsables de l’opposition ainsi que des arrestations arbitraires.
« Sous la direction de Macky Sall, le Sénégal a violemment réprimé des manifestants, emprisonné des journalistes et détenu des dirigeants de l’opposition », écrit UN Watch, estimant que ces faits interrogent sa volonté et sa capacité à protéger les droits fondamentaux.
𝗨𝗻𝗲 𝗰𝗮𝗻𝗱𝗶𝗱𝗮𝘁𝘂𝗿𝗲 𝗷𝘂𝗴𝗲́𝗲 𝗶𝘀𝗼𝗹𝗲́𝗲
UN Watch relève également dans son site que la candidature de Macky Sall ne bénéficie pas, selon elle, du soutien officiel du Sénégal ni de celui de l’Union africaine. L’ONG souligne qu’elle est portée par le Burundi.
Il faut, toutefois, noter que le Sénégal a officialisé, en début de semaine, son soutien à Macky Sall quelques jours après sa rencontre avec le Président Diomaye Faye.
Le rapport rappelle aussi que Macky Sall est le seul candidat ne provenant pas du Groupe des États d’Amérique latine et des Caraïbes (GRULAC), alors que, selon le principe informel de rotation régionale généralement appliqué à la tête de l’ONU, cette région apparaît comme la mieux placée pour obtenir le prochain mandat.
𝗨𝗻𝗲 𝗾𝘂𝗲𝘀𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱𝗶𝗿𝗲𝗰𝘁𝗲 𝗮𝗱𝗿𝗲𝘀𝘀𝗲́𝗲 𝗮̀ 𝗠𝗮𝗰𝗸𝘆 𝗦𝗮𝗹𝗹
Comme pour chacun des six prétendants, UN Watch adresse une question publique au candidat sénégalais.
L’organisation l’interpelle sur les accusations visant son gouvernement en matière de violations des droits humains et s’interroge sur sa légitimité à briguer la plus haute fonction administrative des Nations unies.
« Durant votre présidence, les forces de sécurité sénégalaises ont tué des manifestants, des journalistes ont été emprisonnés, des opposants ont été détenus et des milliers de personnes arrêtées arbitrairement. Pourquoi le monde devrait-il confier le poste de secrétaire général à une personne dont le gouvernement a été accusé de violer les droits humains que l’ONU est censée protéger ? », demande UN Watch.
𝗟𝗲𝘀 𝗮𝘂𝘁𝗿𝗲𝘀 𝗰𝗮𝗻𝗱𝗶𝗱𝗮𝘁𝘀 𝗲́𝗴𝗮𝗹𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗲́𝘃𝗮𝗹𝘂𝗲́𝘀
Le rapport passe également en revue les candidatures de Rafael Grossi (Argentine), Rebeca Grynspan (Costa Rica), Carolyn Rodrigues-Birkett (Guyana), María Fernanda Espinosa (Équateur) et Michelle Bachelet (Chili).
Tous font l’objet de critiques de la part de l’organisation, qui leur reproche, selon les cas, une trop grande complaisance envers certains régimes autoritaires, un manque de fermeté face aux violations des droits humains ou encore des positions jugées partisanes au sein des instances des Nations unies.
À travers cette analyse, UN Watch affirme vouloir alimenter le débat sur le profil du futur secrétaire général et appelle les États membres à examiner avec attention le parcours, les décisions et les engagements de chacun des candidats avant le processus de désignation.