PROJET VILLE VERTE DU LAC ROSE: Plus de 700 milliards d’investissement pour 10 000 logements intégrés
Le projet « Ville Verte Lac Rose » entre dans sa phase concrète. La cérémonie de pose de la première pierre s’est tenue, hier, sous la présidence du délégué général de la DGPU, Bara Diouf. Porté par Casa Orascom en partenariat avec l’État du Sénégal, ce vaste programme urbain prévoit un investissement de plus de 700 milliards FCFA pour la construction de près de 10 000 logements, ainsi que d’infrastructures modernes sur plus de 200 hectares au bord du Lac Rose.
Le projet immobilier « Ville Verte Lac Rose », présenté comme l’un des plus importants investissements urbains actuellement lancés au Sénégal, a officiellement démarré hier avec la cérémonie de pose de la première pierre organisée sur le site par la société Casa Orascom, en partenariat avec la Direction générale du Pôle urbain de Diamniadio et du Lac Rose (DGPU). La rencontre a été présidée par Bara Diouf, délégué général de la DGPU, en présence notamment de Khaled Aref, ambassadeur de la République arabe d’Égypte au Sénégal, de Sadik Diop, maire de Tivaouane Peulh-Niaga, ainsi que du sous-préfet de Keur Massar.
D’un coût estimé à plus de 700 milliards FCFA, ce projet ambitieux se veut une initiative majeure en matière d’aménagement urbain durable, de résilience climatique et de développement territorial. Porté par la multinationale égyptienne Casa Orascom, le programme ambitionne de créer « la première ville verte et intégrée d’Afrique de l’Ouest en harmonie avec le lac, l’océan et la forêt classée », selon le Directeur général de Casa Orascom Sénégal, Abdou Wahab Kane.
« Première ville verte et intégrée d’Afrique de l’Ouest »
Situé à une trentaine de kilomètres de Dakar, le site du Lac Rose attire depuis plusieurs années les investisseurs et promoteurs immobiliers. Le projet prévoit la réalisation de plus de 10 000 logements intégrés, accompagnés d’espaces verts, d’infrastructures modernes, d’équipements collectifs et de zones économiques sur une superficie de plus de 200 hectares.
Pour Abdou Wahab Kane, cette initiative s’inscrit pleinement dans l’ambition du Sénégal de développer des territoires modernes et durables. « Casa Orascom est pleinement engagée, main dans la main avec la DGPU, pour faire de ce projet une réussite pour notre pays, notre cher Sénégal », a-t-il déclaré, tout en rassurant que le titre du projet final sera transféré directement aux acteurs sénégalais.
Dans cette ambiance solennelle, le maire de Tivaouane Peulh-Niaga a insisté sur les garanties environnementales entourant le projet. Selon Sadik Diop, une étude d’impact environnemental de plus de 500 pages, réalisée par des cabinets spécialisés de haut niveau, a été menée afin de préserver le caractère exceptionnel du site.
Pensé comme un nouveau cadre de vie moderne, intégré et accessible, le projet « Ville Verte Lac Rose » ambitionne de contribuer au développement structurant de cette zone stratégique, tout en renforçant son attractivité et son intégration au dynamisme urbain de Dakar.
Dans son allocution, le délégué général de la DGPU a rappelé les difficultés auxquelles les populations locales ont longtemps été confrontées. « Pendant longtemps, cette zone a souffert d’un déficit important en infrastructures sociales de base : insuffisance d’équipements sanitaires, besoins en écoles, difficultés d’accès à l’assainissement, voiries précaires, manque d’espaces publics structurés et faiblesse des équipements communautaires », a souligné Bara Diouf.
« La DGPU vous tend la main »
Face à ces défis, il assure que les populations locales seront placées au cœur du processus de transformation. « Notre ambition est claire : faire en sorte que les populations locales soient les premières bénéficiaires de la transformation du territoire », a affirmé le responsable de la DGPU dit vouloir « des villages restructurés, connectés et équipés, avec des quartiers intégrés disposant d’infrastructures modernes, d’équipements éducatifs, sanitaires, sportifs et culturels adaptés aux besoins des communautés ».
« Nous voulons que le développement urbain soit un facteur de cohésion sociale et non de fracture », a-t-il insisté, avant d’adresser un message d’apaisement aux populations locales, dont certaines avaient exprimé des réticences vis-à-vis du projet. « La DGPU vous tend la main », a lancé Bara Diouf, reconnaissant que les mutations territoriales peuvent susciter inquiétudes et incompréhensions. Il a toutefois assuré que les autorités entendent inscrire ce projet dans une dynamique permanente de dialogue, de concertation et de confiance mutuelle.
Selon lui, la paix sociale constitue une condition essentielle à la réussite de tout projet structurant. « Aucun développement durable ne peut se construire contre les populations. Il doit se construire avec elles et pour elles », a-t-il conclu, réaffirmant l’engagement de la DGPU en faveur d’une gouvernance « ouverte, responsable et participative » du Pôle urbain du Lac Rose.
Abdoulaye DIAO

