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ÉQUIPEMENTS COMMERCIAUX: 67 nouveaux marchés modernes annoncés

Le Premier ministre, Ousmane Sonko, a annoncé, hier, en Conseil des ministres, la construction de 67 nouveaux marchés modernes sur l’ensemble du territoire national. Cette décision s’inscrit dans le cadre du Programme de modernisation et de gestion des marchés (PROMOGEM), après un diagnostic révélant la vétusté avancée de nombreux équipements commerciaux et les risques sécuritaires qui en découlent.

Le Plan stratégique de développement du PROMOGEM, couvrant la période 2025-2029, prévoit également la restructuration de 528 marchés existants. Selon le communiqué du Conseil des ministres, une enveloppe de 57,5 milliards de FCFA sera mobilisée sur quatre ans au titre du Plan d’investissement public de l’État.
Ousmane Sonko a demandé au ministre de l’Industrie et du Commerce, en relation avec les ministres chargés des Finances, de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement du territoire, de concevoir et de réaliser un réseau de marchés modernes, tout en veillant à une gestion rigoureuse de ces infrastructures par les collectivités territoriales et le secteur privé national.
Cette orientation découle d’un constat préoccupant. La plupart des marchés, construits à partir des années 1970, présentent aujourd’hui une vétusté avancée. Entre 2013 et 2024, 53 marchés ont connu un ou plusieurs incendies, illustrant la fragilité du secteur. Le diagnostic met aussi en évidence des défis liés à la gouvernance, aux infrastructures, à l’organisation, à l’environnement et à l’hygiène.
Sur un autre registre, le Premier ministre a évoqué la préparation de la campagne agricole 2026-2027. Il a salué les efforts réalisés en matière de production d’engrais et de semences certifiées, notamment par l’ISRA et les Industries chimiques du Sénégal. Toutefois, il a relevé la persistance de plusieurs fragilités : autonomie semencière encore incomplète, qualité insuffisante des intrants lors de la dernière campagne, ciblage perfectible des bénéficiaires, difficultés d’accès au crédit agricole, maintenance du matériel et capacités de stockage limitées.
Ousmane Sonko a également insisté sur l’accélération de la digitalisation engagée dans les zones pilotes de Tivaouane et de Nioro. En attendant la finalisation de la réforme des subventions et de la nouvelle politique agricole, il a demandé aux services compétents de garantir la transparence des coûts, la disponibilité effective des volumes et la régularité de la distribution des intrants sur tout le territoire.

Mamadou Lamine CAMARA