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ITIE 2021-2025 -GOUVERNANCE DES RESSOURCES EXTRACTIVES: Le Sénégal sacré champion mondial de la transparence extractive avec 89/100

Le Sénégal s’impose comme une référence mondiale en matière de gouvernance des ressources extractives. Dans le rapport de validation couvrant la période 2021-2025, présenté hier à Dakar, le pays a obtenu un score remarquable de 89/100, décrochant ainsi la première place mondiale devant le Royaume-Uni (87,5) et l’Argentine (80).

Présenté par le Comité national de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (CN-ITIE), le rapport sur la gouvernance des ressources extractives consacre les progrès du Sénégal dans la mise en œuvre de la Norme ITIE. Cette troisième validation, couvrant la période de novembre 2021 à août 2025, a été conduite conformément aux exigences internationales.
Pour Thialy Faye, président de l’ITIE Sénégal, cette performance est le fruit d’un engagement collectif. « Ce résultat est le fruit d’un engagement fort et constant de l’ensemble des parties prenantes, réunies au sein du Comité national ITIE, dans une dynamique de gouvernance inclusive, transparente et responsable de nos ressources naturelles », a-t-il déclaré.
Selon lui, le Conseil d’administration de l’ITIE a salué les avancées du Sénégal, notamment en matière de divulgation régulière, fiable et détaillée des informations sur le secteur extractif. Une reconnaissance qui positionne le pays comme un modèle à l’échelle internationale.

Des progrès salués, mais des défis persistants
Malgré ce classement de premier plan, les autorités restent lucides sur les efforts à poursuivre. Le rapport met en évidence plusieurs défis, notamment la nécessité de renforcer la transparence des transferts infranationaux, afin que les revenus issus des ressources naturelles profitent davantage aux collectivités locales. « Le score de 89 sur 100 ne constitue pas une finalité. Il représente une base solide sur laquelle nous devons continuer de bâtir », insiste Thialy Faye.
Dans le même sillage, Pape Fara Diallo, président de la CPQVP et de la Commission Validation, appelle à aller au-delà des performances chiffrées. « La transparence n’a de valeur que si elle améliore la vie des citoyens, renforce la justice économique et consolide la confiance entre l’État, les entreprises et la population », a-t-il souligné.

Onze mesures correctives avant 2030
Au total, onze mesures correctives ont été formulées. Elles devront être mises en œuvre d’ici la prochaine validation prévue en octobre 2030.
Pour Ibrahima Gassama, Directeur général des Mines et de la Géologie au ministère des Mines, de l’Énergie et du Pétrole, l’État entend maintenir le cap. « Nous réaffirmons notre engagement à consolider ces acquis, à promouvoir une exploitation responsable et durable des ressources minières et à veiller à ce qu’elle contribue pleinement au développement économique et social du Sénégal », a-t-il confié.
Il se dit convaincu que le renforcement de la collaboration entre les acteurs permettra de faire de la transparence un pilier central de la gouvernance minière, grâce à des réformes inclusives et participatives.
Avec ce score de 89/100, le Sénégal confirme son statut de leader mondial de la transparence dans le secteur extractif. Mais au-delà du classement, l’enjeu reste désormais de transformer ces performances en impact concret sur le développement et le bien-être des populations.

Abdoulaye DIAO