Une série de mesures limitant l’accès à l’hébergement et à la procédure d’asile pour les arrivants sur le sol belge est entrée en vigueur lundi. Issues de textes de lois votés début juillet, ces dispositions font craindre au monde associatif une montée du sans-abrisme.
Encore des restrictions supplémentaires pour les demandeurs d’asile sur le sol belge. Deux textes de loi, votés début juillet, sont entrés en vigueur lundi 4 août. Soutenus par la coalition majoritaire Arizona ainsi que par l’extrême-droite parlementaire, ces deux textes contiennent une série de dispositions liées aux conditions d’accueil et de traitement de la demande d’asile.
Première mesure : les personnes ayant reçu une réponse positive à une demande de protection antérieure dans un autre pays de l’UE n’auront plus droit à l’enregistrement et à l’hébergement à leur arrivée en Belgique, dans les centres Fedasil ou Croix-Rouge qui accueillent souvent ces primo-arrivants. Concrètement : elles seront considérées comme irrégulières sur le territoire, et donc potentiellement ciblées par des obligations de quitter le territoire.