Guerre en Ukraine: Moscou dit avoir besoin de «temps» face à l’ultimatum de Donald Trump
Mardi 15 juillet, le Kremlin a dit rester prêt à négocier avec l’Ukraine, tout en précisant avoir besoin de « temps » pour répondre aux déclarations « très sérieuses » du président américain Donald Trump, qui a donné 50 jours à la Russie pour mettre fin au conflit.
Le 14 juillet, Donald Trump a promis de nouvelles livraisons d’armement pour l’Ukraine et posé un ultimatum à Moscou pour mettre fin à son offensive en Ukraine, lancée en 2022, sous peine de sanctions sévères.
« Les déclarations du président Trump sont très sérieuses. Nous avons bien sûr besoin de temps pour analyser ce qui a été dit à Washington et si ou quand le président Poutine le jugera nécessaire, il commentera, a répondu mardi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. Il semble que cette décision prise à Washington, dans les pays de l’Otan et directement à Bruxelles sera perçue par Kiev non comme un signal en faveur de la paix, mais comme un signal pour poursuivre la guerre », a-t-il critiqué lors de son briefing quotidien.
« Nous restons prêts »
Dmitri Peskov a affirmé que la Russie attendait « des propositions de la partie ukrainienne » concernant un troisième round de négociations, après deux sessions peu fructueuses à Istanbul. « Nous restons prêts », a-t-il dit. Les dates du troisième cycle de pourparlers n’ont pas été fixées pour l’instant. « Ce dialogue est attendu par Washington et soi-disant aussi par l’Europe même si, à en juger par les déclarations, l’Europe souhaite une escalade des hostilités plutôt qu’une transition vers un régime pacifique. Mais Kiev reste silencieux », a encore affirmé Dmitri Peskov.
RFI

